vendredi 28 décembre 2012

Le Trône de Fer, intégrale 3, GRR Martin

J'aurais mis un moment pour le finir celui-là. Je pensais le lire en deux semaines, ce fut plus en quatre. Mais j'ai des circonstances atténuantes. J'ai eu une formation d'une semaine qui m'a vidé et puis une Poupette qui avait pas mal de mal à s'endormir. Mais voilà, ça y est, il est fini. 
Malheureusement, je vais faire court pour cet avis, je vous le dit de suite (ne pas spoiler et dur, très dur)

Attention, spoiler sur l'intégrale 1, 2 et sur lui-même


Le trone de fer, intégrale 3, GRR Martin

Editeur : J'ai lu
Collection : Fantasy
Parution : 2010
Titre en VO : A storm of Sword
Parution en VO : 2000

A lire si 
- Vous aimez la fantasy médiévale
- Vous aimez avoir à faire à de multiples personnages
- Vous aimez les complots et intrigues de cour
- Vous aimez les batailles épiques
 
A ne pas lire si
- Vous vous perdez facilement avec plus de cinq personnages
- Vous voulez des elfes et autres créatures magiques
- Vous n'aimez pas la violence
 
Présentation de l'éditeur
 
Le royaume des sept couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver : par-delà le mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le trône de fer. Tous les coups sont permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors, s'en sortiront indemnes.
 
Mon avis
 
Nous avions laissé nos héros dans le chaos de la guerre. Tyrion avait gagné la bataille de la Néra mais à un prix qu'il n'est pas vraiment capable de payer, Robb enchainait victoire sur victoire, le Régicide se trouvait dans les cellules de Vivesaigues, Winterfell été prise par les Greyjoy, Bran et Rickon annoncés morts, Sansa toujours captive des Lannister et Arya toujours en vadrouille. Rien n'allait plus à Westeros. Et rien ne va plus encore. Pour une fois je ne vais pas m'attardais sur l'histoire. Et puis, j'aurais tendance à passer direct aux passages qui m'ont le plus fait frisonner et cela ne serait pas bien pour vous.
 
Dans ce tome, les intrigues prennent beaucoup de place. Il y a finalement peu de bataille par rapport aux restes. C'est aussi un tome où l'on apprend beaucoup de chose sur ce qu'il s'est déjà passé. Attendez-vous à découvrir beaucoup de chose, et à être déçu de ne rien avoir vu venir (ce fut mon cas pour l'un des dénouements). Martin a vraiment su nous embrouiller, on ne le découvre que maintenant.
 
Ce tome nous permet aussi d'avoir enfin le point de vue de Jaime Lannister, mais aussi celui de Samwell Tarly pour la Garde du Nord. J'ai aimé lire le point de vue du régicide. On découvre enfin l'homme et non la figure que voit Tyrion et les autres. Et j'apprécie donc à présent vraiment beaucoup plus Jaime. C'est un personnage très intéressant et j'aurais bien voulu en avoir plus.  Par contre, au niveau de Samwell, j'avoue qu'il est bon de savoir ce qu'il se passe dans la Garde en dehors de Jon, mais je l'ai trouvé bien trop pleurnichard. Bon en même temps c'est le personnage qui veut ça.

On découvre dans cette intégrale les sauvageons beaucoup mieux que se qu'on a pu savoir jusque là grace à Jon. Je crois vraiment que ce sont mes chapitres préférés avec certains de Catelin (les noces Pourpres).  En parlant des Noces Pourpres, j'ai trouvé que ça allait bien vite à certains niveaux. On perd tout de même deux rois dans cette intégrale, Robb (j'ai failli pleurer) et Joffrey (avouons-le, je n'ai pas failli pleurer). Surtout qu'il a suffit d'un seul chapitre à chaque fois pour mettre tout cela en scène.  Par contre, comme toujours, j'ai trouvé les chapitres de Dany super long et lent et pour une fois ceux de Tyrion, surtout vers la fin, idem.

Finalement, cette intégrale trois fait partie de mes préférées avec la première. Les intrigues se dénouent, d'autres arrivent et on se prend toujours autant au des Trônes.


lundi 26 novembre 2012

La Maison de Londre, Lydie Blaizot

Et un nouveau livre de fini. J'ai mis un moment pour celui-ci alors que j'ai vraiment beaucoup aimé l'histoire.  Je crois que je ne lirais plus de livre pour le Challenge 100%SFFF Francophone sur l'iphone...

La Maison de Londre, Lydie Blaizot

Editeur : Petit Caveau
Collection : Sang d’Absinthe
Année de parution : 2012
Format : Epub

A lire si
- Vous aimez les histoires de vampires
- Vous aimez l'époque Victorienne
- Vous aimez l'humour

A ne pas lire si
- Vous voulez de la bit-lit
- Vous voulez du vampire ultra fort, ultra sur de lui
- Vous voulez du complexe

Présentation de l'éditeur

Ruppert Haversham, Arthur Ruterford et Hubert Michel, trois vampires aux caractères aussi différents que marqués, tentent de vivre normalement malgré la malédiction dont ils s'estiment victimes. Affiliés à la puissante Maison de Londres, ils se retrouvent chargés de l'éducation d'un nouveau collègue, Donald Crump.
Malheureusement, ce dernier se révèle être une véritable calamité qui va mettre en péril l'organisation dont il est censé faire partie. Par sa faute, la guerre avec la Maison de Cardiff prend des proportions alarmantes et ses camarades sont contraints de rattraper ses bêtises.
Leurs pérégrinations vont les mener de Londres à Upper Plot, un village qui semble recéler la clé de leur problème... et même peut-être davantage.

Mon avis

Voici un livre de vampire que j'ai beaucoup aimé parce qu'il n'est pas qu'un simple livre de vampire.

L'histoire commence avec l'initiation d'un vampire nouveau né, Donald Crump. Il n'aurait pas du être un vampire (puisqu'il faut demander la permission pour transformer un humain en vampire) et il n'est pas franchement doué. Le Maître de la Maison de Londre charge donc ses trois meilleurs vampires, qu'il nomme les Mousquetaires, de faire cette dite initiation bien qu'eux sont plutôt d'avis de tuer une bonne fois pour toute Donald Crump. Le dit Donald qui va enchainer conneries sur conneries et mettre en péril la Maison de Londres.

Donc tout commence par Donald Crump. Personnage détestable s'il en ait, les aventures des trois héros n'existeraient pourtant pas sans lui. Il faut savoir que si tout commence par ce petit homme, tout prend rapidement de l'importance. La Maison de Cardiff attaque celle de Londres grâce à lui et le reste de l'aventure découle de cela. J'ai particulièrement aimé comme les événements se suivent. Pourtant, autant le dire entre le début du roman et la fin, on peut avoir l'impression qu'il n'y a aucun rapport. Si ce n'est Donald. Du coup, au cours des cinq livres, nous passons d'une aventure à une autre, pourtant bien entremêlées entre elle. 

Mais ce qui fait surtout la force de ce roman, ce sont ses personnages, surtout les trois mousquetaires vampires, Ruppert, Arthur et Hubert. Chacun possède un pouvoir particulier qui fait qu'ils sont parfaitement complèmentaires. Mais surtout, ils sont humains dans leur sentiment. Ils ont pu être des créatures fantastiques avec d'immenses pouvoirs, ils restent humains. On suit avec eux les affres de l'immortalité, qu'ils n'ont acquis que depuis peu de temps finalement. Ruppert, grand fan de Shakespeare le cite régulièrement et trouve l'amour en la personne d'Ann, une institutrice. Arthur met tout en œuvre pour ne pas que sa petite fille soit mise en foyer à la mort de ses parents, on le découvre avec un coeur gros comme ça. Hubert, ancien médecin regrette de ne plus pouvoir soigner les gens à cause de sa malédiction. Les trois font en sorte d'avoir une vie presque normalement suite à leur morsure. Ce rapport entre humain et vampire est juste merveilleusement exploité. Lydie Blaizot ne le fait pas tourner au pathétique et y met des sentiments vraiment forts. Ce fut pour moi une très bonne surprise. Je n'avais jusque là pas lu de livre au le thème vampirique était traité de cette manière.

Ajouté aux personnages qui sont vraiment très bons, une ambiance victorienne que se soit dans Londres ou même à la campagne fort bien décrite et une bonne histoire, et vous avez un merveilleux livre. J'ai particulièrement apprécié dans ce livre le fait que les vampires se rapprochent beaucoup du mythe premier, avec leur divers pouvoirs comme se transformer en brume ou la manipulation de l'esprit. J'ai aimé leur caractère, leur manière de voir leur nouvelle vie. Les personnages secondaires ne sont plus non plus en reste et tout cela fait vraiment un bon roman.

Du coup, je l'avoue, malgré le temps que j'ai mis à le lire (ben oui, je l'ai pris en epub, j'aurais mieux fait de prendre le bouquin, ça aurait été mieux), j'ai eu un vrai coup de coeur pour cette Maison de Londres.

Pour aller plus loin : Les éditions du Petit Caveau ont aussi publié un recueil de nouvelles situées dans le même univers. Il se nomme Autours de Londres. Pour le moment, je ne l'ai pas encore, mais ça ne serait tardé.

jeudi 22 novembre 2012

The Gashlycrumb Tinies, Edward Gorey

Voilà un petit livre qui se lit vite et bien. Votre niveaux d'anglais n'est pas génial, pas de problème, ce sont surtout des illustrations.

The Gashlycrumb Tinies, Edward Gorey

Editeur : Harcourt Brace International
Année de parution : 1963
Nombre de page : 64

A lire si
- Vous n'avez pas peur de petite histoire morbide impliquant des enfants
- Vous aimez les dessins noirs

A ne pas lire si
- Vous n'aimez pas les dessins
- Vous n'aimez pas voir des enfants dans des situations tout de même assez terrifiante

Présentation de l'éditeur 

"A is for Amy who fell down the stairs. B is for Basil assaulted by bears. C is for Clara who wasted away. D is for Desmond thrown out of a sleigh..." The rhyming couplets of this grim abecedarian are familiar, of course, to devotees of macabre humor, but the darkly crosshatched drawings are (as Poe put it) "the soul of the plot." Several years went by during which The Gashlycrumb Tinies: Or, After the Outing was not available in a small hardcover edition like this one, which is the true format for Edward Gorey's specialty, the adult picture book. (For those who wish to share the gloom there's a 10-copy assortment with The Curious Sofa.)

Mon avis

Voilà un petit livre que je voulais depuis longtemps. C'est un livre assez dérangeant car il met en scène la mort de divers enfants sous forme d'abcédaire. Etant maman, il aurait pu me déplaire, mais en même temps, j'aime tellement l'ambiance des dessins à la plume noire qui illustre ce livre que je suis passée un peu autre les textes.

illustration par Edward Gorey
Parlons des illustrations, justement puisque ce sont elles qui font tout le livre. Je vous ai mis à côté un tryptique que j'ai fait hier avec l'iphone de trois d'entre elles. Ce sont de zooms sur les personnages des enfants. En réalité, les enfants doivent prendre même pas un quart de l'illustration. Ils sont souvent entouré par un décors sombre, assez noir et surtout qui les engloutit entièrement, donnant ainsi une ambiance réellement sombre à l'oeuvre mais en même temps assez poétique pour certaines illustrations.

J'aime beaucoup le trait de l'auteur/illustrateur qu'est monsieur Gorey. C'est simple et compliqué à la fois. Et à vrai dire pour certaines des illustrations, si on ne lit pas la petite phrase de l'abécédaire, on ne se rend pas forcément compte que l'enfant court droit à sa perde.

Ce que je trouve étrange avec ce petit livre, c'est que suivant les points de vente, il est classé dans la partie enfant. Autant dire que si un jour Poupette veut le lire, elle attendra d'être au moins ado. En tout cas, je ne conseille pas vraiment de le lire le soir à son enfant pour l'endormir.

Bad Moon Rising, Partie 2, le Déni, Marika Gallman

Ce mois-ci l'épisode de Bad Moon Rising c'est un peu fait attendre. Dès qu'il est sorti, je l'ai acheté et lu deux jours plus tard. C'est encore un très bon chapitre que nous livre madame (mademoiselle ?) Gallman.

/!\ Attention Spoiler
Bad Moon Rising, Partie 2, le Déni, Marika Gallman

Edition : Petit Caveau
Collection : Sang numérique
Année de Parution : 2012
Format : Epub, roman feuilleton
A lire si
-Vous avez aimé la première partie
- Vous avez la patience d'attendre entre chaque partie ( à moins que vous attendiez quelles soient toutes sorties)
- Vous aimez les ambiances sombres.
- Vous aimez les textes à la première personne et au présent.
A ne pas lire si :
- Vous voulez tout savoir de suite
- Vous cherchez un personnage à la Maeve Regan
 
Présentation de l'éditeur
 
Elle rêve d’un nouveau départ, mais c’est la mort qui l’attend au tournant. Recueillie par ceux qui l’ont arrachée aux mains de ses agresseurs, c’est dans un monde de ténèbres qu’elle devra tenter de survivre.
Tout a commencé un soir de lune bleue, et tout se terminera dans le sang…
 
Mon avis
 
Nous avions laissé Neela dans une situation quelque peu mauvaise. Blessée, meurtrie, elle se réveille dans un endroit inconnu. Elle découvre que les hommes de la ruelle sont là et prend peur. On la comprend assez, je crois que je serais comme elle si tout cela m'était arrivé. Elle n'arrive pas à croire tout ce qu'il s'est passé et ce qu'il se passe. Persuadée (et il y a de quoi) qu'ils veulent sa mort, elle s'enfuit. De retour chez elle, les créatures la rattrapent...
 
Un peu moins d'action, et encore, dans cette partie. Ici, nous avons surtout les impressions de Neela qui ne veut pas croire ce qu'il lui arrive, d'où le titre d'ailleurs. On en apprend à peine un peu plus sur les hommes qui l'ont sauvé, en fait on apprend surtout le nom de l'un d'eux. On ne sait toujours pas vraiment ce qu'ils sont et ce qu'ils veulent à la jeune femme (quoique...).
 
Dans cette partie, Marika Gallman pose un peu plus les bases de son histoire sans toutefois aller trop loin. Nous ne pouvons que deviner ce que sont les créatures qui ont attaqué Neela et son amie et ce qu'il peut advenir de la jeune femme. Tout cela reste dans une ambiance sombre, bien qu'ici, elle le semble moins que la première partie. L'auteur nous fait surtout part des sentiments de la jeune femme et elle le fait bien. Les mots sont justes, toujours bien choisis. Par contre, comme je l'avais déjà remarqué dans Maeve, j'ai l'impression que tout va beaucoup trop vite. Bon en même temps, le format feuilleton y est ici pour beaucoup. Mais après avoir fuit, Neela fait quasi confiance de suite à Marcus (l'un de deux hommes).Mais ce n'est qu'un petit détail de la lectrice de grosse saga à la Roue du Temps qui n'est pas habituée.

C'est donc finalement une bonne partie, même si j'avais préféré la première que je viens de lire. Elle se finit encore une fois en énorme cliffhanger qui me donne envie d'acheter là de suite maintenant la suite. Marika Gallman a encore fait du bon boulot. Vivement le mois prochain !

mardi 20 novembre 2012

Le Cor de Valère, La Roue du Temps, tome 3, Robert Jordan

Je continue mon voyage dans l'univers de Jordan. Je passe des éditions France Loisir à Pocket pour ce tome-ci. Je resterais un moment sur du Pocket avant de reprendre FL puis de passer à Fleuve Noir... Mais pour le moment, mon voyage me mène à la recherche du Cor de Valère.

Le Cor de Valère, La Roue du Temps, tome 3, Robert Jordan

Editeur : Pocket
Collection : Fantasy
Année de parution : 1998
Titre en VO : The great Hunt
Année de parution en Vo : 1990
Nombre de page : 456

A lire si :
- Vous avez aimé les premiers tomes
- Vous avez envie d'en découvrir plus sur le Cor
- Vous voulez de l'action, de la poursuite, du mystére, des Aes Sedai...

A ne pas lire si
- Vous ne voulez pas de livre iniatique
- Vous n'aimez pas que les personnages soient dispercés dans le monde
 
Présentation de l'éditeur
 
Le Seigneur de l'Ombre a jadis voulu conquérir la Terre, mais les Aes Sedai, maîtresses du Pouvoir Unique, l'ont repoussé. Pour se venger, il a inspiré aux vainqueurs une folle meurtrière. Quant au Dragon qui guidait les Aes Sedai, on dit qu'un jour il renaîtra pour délivrer l'univers. En attendant, les serviteurs du Ténébreux abattent leurs cartes : un peu partout éclatent les rixes et les incendies. Sur les conseils de Moiraine, une Aes Sedai, Rand et ses compagnons, traqués par un cavalier sans visage, se mettent en route vers l'Œil du Monde, dont la surface limpide est source de " saidin ". Ils y trouvent la Bannière du Dragon et le Cor de Valère, dont le son - dit la légende - fera surgir de la tombe les héros du passé. Mais Rand osera-t-il souffler dans l'instrument magique ? Selon qu'il penchera - bon gré mal gré - vers la Lumière ou les Ténèbres, c'est une légion de héros... ou une armée de démons qu'il fera sortir des entrailles de la terre. Il se sait investi d'un pouvoir capable de tout anéantir et songe à fuir loin de ceux qu'il aime.
 
Mon avis
 
Ceci doit être le tome que j'ai le plus lu de toute la saga. Parce que ceci est le premier tome que j'ai acheté. A l'époque, j'avais pas fait attention au fait qu'il y en avait déjà deux avant lui et à vrai dire, comme il y a un bon résumé juste avant le livre, ça ne m'avait pas dérangé. Et puis j'ai acheté les précédents, les suivants et j'ai du relire ce tome à chaque fois. Il n'est pas forcément mon tome préféré, par contre, c'est celui où commence à apparaitre des personnages que j'aime bien.
 
Nous avions laissé Rand et ses amis à Fal Dara suite à l'aventure dans la Désolation. Ils y vivent assez plaisiblement malgré tout ce qu'il s'est passé. Rand a toujours le projet de partir mais il recule sans cesse ce moment. Jusqu'à l'arrivée de l'Amyrlin, chef des Aes Sedai. Pris de panique, le jeune homme essaie de fuir mais la cité est bouclé. Avec l'aide d'Egwene, il se cache dans les appartements des femmes. Mais on s'en donne rien ne se passe comme prévu.
 
Fal Dara, emplie d'Aes Sedai, est attaquée par les trollocs. Rand découvre qu'Egwene est descendue dans les prisons voir Padan Fain. Il court à sa recherche, épée en main. Lorsqu'il arrive aux prisons, il découvre la jeune femme ainsi que Mat gravement blessé et plus de Fain. Par la suite, on apprends que le Cor de Valère (trouver dans l'Oeil du Monde) mais aussi le poignard de Mat ont disparu.
 
Décision est prise que les garçons partiraient avec Ingtar et vingt lances à la recherche du Cor et du Poignard et que les filles iraient comme cela était prévue à Tar Valon. Mais durant la poursuite du Cor, Rand se retrouve avec Loial et Hurin le flaireur dans un étrange monde où ils font la connaissance de Séléné. Ils parviennent à sortir de là et retrouve même le Cor. Pendant ce temps, les filles voyage en compagnie des Aes Sedai et prennent des leçons avec elles. Elles découvrent durant le voyage que Moiraine et Lan sont parties, ainsi que Vérine, une Aes Sedai brune. 
 
Et je m'arrête là. Ca prend déjà pas mal de place de raconter (très mal) tout cela. Donc nos héros sont à nouveaux séparés et à vrai dire, c'est un peu ce que je préfère chez eux. C'est la meilleure manière que nous avons d'en connaitre un peu plus sur le monde qu'ils traversent mais aussi sur les intrigues. Parce que oui, enfin, les intrigues se mettent en place de plus en plus nombreuses (pour mon plus grand plaisir, j'avoue). L'arrivée en masses des Aes Sedai permet carrément de le faire. On apprend (surtout si on n'a pas lu Un nouveau Printemps) que l'Amyrlin y est vraiment pour quelque chose dans la quête du Dragon Réincarné et qu'elle et Moiraine sont capables de tout pour préserver Rand jusqu'à la dernière bataille. On découvre aussi pour la première fois, le Jeu des Maisons, jeu dangereux que se livrent les nobles des pays et plus particulièrement de Cairhien.

Au niveau personnage, beaucoup sont introduits dans ce tome. L'Amyrlin, Leane, sa gardienne des chroniques, Vérine, mais aussi Hurin ou encore Séléné. Nous retrouverons tous ce petit monde au fur et à mesure que l'aventure avance. J'ai été contente de retrouver Vérine que j'adore mais aussi Séléné (parce que je sais qui c'est mais qu'il faut que je trouve les éléments qui fait qu'on le sait...). Et puis on retrouve Elayne, Galad, Gawyn, Min et Elaida, même si ce n'est que pour un court moment.

Du côté de nos héros, il n'y a finalement que peu de personnage qui prennent de l'ampleur par rapport aux autres dans ce tome. D'abord Nynaeve et Lan, dont l'histoire d'amour commence, ensuite Rand qui devient le héros "Mais pourquoi moi?" mais aussi un peu Perrin qui prend la place d'Hurin lorsque celui-ci disparait avec Rand. Pour les autres, ça stagne un peu quand même. Mais on ne s'inquiète pas du tout, le prochain tome risque de leur donner la part belle.

Au niveau des thèmes, nous restons toujours dans les mêmes, lutte du bien contre le mal... Sauf que viennent enfin s'ajouter les intrigues politiques. Pour le moment, c'est peu visible, seules les Aes Sedai semblent en faire, et c'est un peu dans leur nature. N'empêche que l'histoire commence à se complexifier pas mal. Et j'aime beaucoup ça.

Sinon j'éviterais de parler de la traduction (ça n'a pas changé), des fautes à l'impression (trois lll dans caillloux par exemple). Le style de la traductrice est toujours aussi lourd par moment, et on se rapproche pas mal de ce que l'on peut lire dans la trad du Trône de Fer. Heureusement que c'est moins présent que dans les deux tomes précédents tout de même, cela m'a moins dérangé.

En conclusion, j'ai encore passé un bon moment avec Rand et ses amis et j'ai hâte de pouvoir continuer. J'avais peur d'en avoir marre de relire une ènième fois la saga, ce n'est pas du tout le cas.

lundi 19 novembre 2012

Tim Burton, entretien avec Mark Salisbury

Il est rare que je lise ce genre de livre. Je ne suis pas très biographie de gens de cinéma. Pourtant, la simple vue du nom de Burton m'a fait prendre ce livre et à vrai dire, je l'ai lu assez rapidement, trouvant pas mal de chose bien sympa que je ne connaissais pas sur Burton, même si j'aurais peut-être préféré en savoir plus sur sa "vie privée".

Tim Burton, entretien avec Mark Salisbury

Editeur : Points
Collection : /
Année de parution : 2012 chez Points, 2009 chez Somatime
Titre en VO : Burton on Burton
Année de parution en VO : 2006
Nombre de pages : 400

 A lire si :
- Vous voulez en apprendre un peu plus sur Tim Burton
- Vous avez envie de connaitre un peu le processus créatif de Burton

A ne pas lire si
- vous voulez des détails sur sa vie privée


Présentation de l'éditeur

D'Edward aux mains d'argent à Sweeney Todd, en passant par L'Étrange noël de Mr Jack ou encore Big Fish : Tim Burton fait partie de ces quelques visionnaires du septième art qui ont réussi à créer à l'écran un véritable univers, à la fois novateur et complètement original.
D'ordinaire avare d'entretiens, Tim Burton parle ici pour la première fois à coeur ouvert. La complicité qui le lie à Mark Salisbury nous permet d'entrer avec ces conversations dans l'intimité du créateur, et de découvrir son jardin secret, peuplé de rêves et de cauchemars.
Il revient ainsi avec une rare sincérité sur son enfance, ses débuts chez Disney, sur les films qu'il a fait, ou qu'il n'a pas fait, sur ses relations difficiles avec les studios ; il évoque ses influences, son travail de dessinateur, d'illustrateur, et lève le voile sur ses obsessions et ses angoisses, sur ses zones d'ombre aussi. Enfin, il nous confie dans cet ouvrage exceptionnel illustré bon nombre d'anecdotes de tournage jusqu'ici totalement inédites.
Bien plus qu'un simple ouvrage d'entretiens, c'est un voyage au cœur même du cinéma de Tim Burton que nous vous proposons ici.

Mon avis

Il est assez dur de donner un avis pour moi sur un livre qui n'a pas vraiment de héros, d'histoire. Ici, tout tourne autour de Tim Burton et de ses films. Nous ne connaitrons pas par exemple l'année de sa naissance, ce qu'il a fait ado... Nous nous concentrons vraiment sur les films qu'il a pu réalisé ou produire.

Nous commençons cette édition-ci par deux préfaces de Johnny Depp et un de l'auteur. Les préfaces de Depp sont interessants dans le sens où il parle beaucoup de lui, un peu de Tim Burton... J'ai été un peu déçu d'ailleurs sur cela. J'aime bien l'acteur Depp, mais pas au point de lire sa vie personnelle comme ça. Le dernier préface est plus simple, retrançant un peu plus la vie de Burton.

Ensuite, nous suivons l'entretien, divisé en chapitres constitués par les films de Burton. Tout commence donc par un petit passage par l'enfance de Burton puis par la période Disney et le court métrage Vincent pour finir par Sweeney Todd. J'ai beaucoup aimé ce découpage, assez parlant. Je me suis aussi rendu compte que je ne connaissait pas toute la filmographie de Burton (et j'ai donc une nouvelle liste de film à trouver...). J'ai donc beaucoup apprécié le découpage fait dans cet entretien.

Parlons des remarques de Salisbury. Il est là pour donner le ton à Burton dans ses confidences. Il ne pose pas de question directe. En fait, il révèle beaucoup d’anecdote et laisse parler Burton. Ce qui j'avoue donne parfois des réponses assez étranges de la part du cinéaste. J'ai beaucoup aimé ces interventations qui nous en raconte parfois plus sur le film dont il est question que Burton lui-même.

Mais parlons de Tim Burton. Tout au long de l'entretien, on découvre un homme qui bien qu'il dise le contraire à garder une âme d'enfant. Il a surtout gardé des images très fortes des films qu'il a pu voir enfin, surtout ceux de la Hammer (compagnie faisant surtout des films dit d'horreur comme Frankenstein par exemple). Ce sont ces images parfois totalement différentes de la réalité qui ont nourri ces films.

On découvre aussi à travers cet entretien le fonctionnement des grandes compagnies de cinéma dont Disney ou Warner Bros. Burton et Salisbury explique assez bien le processus pour faire un film, de l'idée à sa conception. On se rend vraiment compte à quel point un cinéaste est dépendant de la compagnie qui produira son film. On se rend compte aussi à quel point compte les diverses associations entre le réalisateur, le musicien, le scripts... C'est vraiment une partie du livre que j'ai trouvé très interessante.

On découvre aussi au fils du livre, une petite centaine d'illustration faite par Burton lui-même pour la préparation de ses films. Elles sont égrainées au fils des pages, en ayant toujours un rapport avec ce que Burton raconte.

Mais il y a aussi quelques bémols dans cette lecture. J'ai trouvé que Burton parle trop souvent de certaines choses, comme la pression des compagnies de cinéma, ou encore le fait qu'il recherche le regard chez un acteur, que Depp n'a jamais été le choix premier des compagnies... J'avoue que parfois cela a été assez lassant. Le dernier bémol sera pour le mot de la fin. Il n'y en a pas vraiment. L'interview est coupée, sans un au revoir où une petite conclusion. C'est assez dérangeant pour moi.

Bon finalement, c'est un avis un peu déconstruit que voilà. J'ai aimé lire cet entretien mais j'avoue être bien incapable de donner un avis construit. C'est toujours assez compliqué lorsqu'il s'agit de ce genre de lecture.

lundi 5 novembre 2012

La Guerrière Fantome, les Chroniques de Siwès tome 1, Syven

J'en ai parlé depuis un moment par ici, plusieurs fois. Je vous ai posté le lien vers le prologue, je vous ai dit quand je l'avais précommandé. Et puis il est arrivé, avec de l'avance. Ce fut la joie, pour de vrai. Et il m'a fallu une semaine pour le lire, pour me délecter de chacun de ses mots. Voilà enfin mon avis sur Le livre de fantasy de l'année.

La Guerrière Fantome, les Chroniques de Siwès tome 1, Syven

Editeur : Editions du Riez
Collection : Brumes étranges
Année de parution :2012
Nombre de page : 464 (de bonheur)

A lire si  :
- Vous aimez les gros monstres
- Vous aimez les personnages qui n'ont pas froid aux yeux
- Vous voulez une vraie relation entre les humains et les animaux 

A ne pas lire si :
- Franchement, faut le lire, un point c'est tout.
- Sinon, si vous cherchez beaucoup de passages dans notre monde

Présentation de l'éditeur

Dans notre monde, elle est une étudiante parmi tant d’autres.
Dans le monde d’Ès qu’elle visite nuit après nuit, elle est un esprit guerrier.
Elle y affronte une armée, des sorciers et des dragons, par amour pour Tadjal, un tigre fabuleux qui l’aide à comprendre sa véritable nature.
Elle s’est attachée à lui, aux humains qu’il protège, à la cité d’Ispare que l’empire s’apprête à assiéger. Pour les sauver, elle doit changer le cours de la guerre et empêcher les dragons-défunts de ravager les cités libres.
Quitte à se perdre si le lien entre son corps et son esprit se rompt.
Siwès est la guerrière fantôme, et l’empire du Lluhan tremblera à l’annonce de son nom.

Mon avis

Comme vous le savez (ou non), je suis fan de Syven depuis son premier livre, Au sortir de l'Ombre. Le "problème" était qu'ASLO était son premier roman et que La Guerrière Fantôme est seulement son second. L'autre "problème" est que l'un est fantastique, l'autre fantasy. J'avais, je l'avoue, un peu peur du tournant que prenait ce livre. Mais c'est Syven, alors j'ai foncé tête baissé sur la précommande. Et j'ai eu raison.

La Guerrière Fantôme est majestueux. C'est dit. La Guerrière Fantôme est le plus gros coup de cœur que j'ai pu avoir en fantasy depuis bien des années. Et voilà pourquoi :

Premièrement, les personnages. Siwès, l’héroïne, vit dans notre monde mais lorsqu'elle rêve, elle se trouve transporter vers Ès, monde bien réel. Lorsqu'elle y accède, elle laisse son enveloppe physique dans notre monde et cela ne se fait pas sans problème. Elle risque beaucoup pour elle, malaise, comas, sommeil non réparateur... Nous ne voyons pas grand chose de la vie de Siwès dans notre monde, mais à vrai dire, cela n'est pas gênant, parce que finalement, ce n'est pas le plus important. Le plus important c'est qui elle est sur Ès, ce qu'elle ressent quand elle est là-bas, la liberté et l'amour pour Tadjal. C'est un esprit guerrier qui se donne pour mission de sauver la cité d'Ispare contre les Lluhanniens et surtout contre les Marjaks. Pour ce faire, elle est liée à Tadjal, un fabuleux. Le personnage de Siwès est vraiment attachant et ce dès le début du livre. Elle n'est pas une héroïne geignarde qui ne fait que demander "mais pourquoi moi ?". Non Siwès avance, choisi son destin, sa façon d'être.

Après Siwès, il y a Tadjal, le tigre fabuleux. Je crois bien que c'est le personnage que j'ai le plus aimé. Il a beau être un animal, il m'a parut bien souvent plus humain que les gens d'Ès. D'ailleurs, ce fut le cas pour tous les fabuleux que nous rencontrons dans le roman. J'ai aimé sa force, son amour pour Siwès, la complémentarité entre les deux. Tadjal est l'élément clé de la présence de la jeune femme sur Ès. Il est le gardien d'un temple des esprit, le Sitob, est s'il n'avait pas été là, Siwès ne serait jamais venu sur Ès.

Outre les deux héros principaux, nous rencontrerons Baxian, Lluhanien d'origine par son père, espion d'Ispare. Un personnage que j'ai beaucoup apprécié dans sa dualité entre son origine et ce qu'il est à présent. Il y a aussi Tomas, Tila et Olianne (Syven, c'est elle qui aurait du se nommer comme moi non ?), aussi humains et soldats d'Ispare. Il y a aussi les adiales, les chevaux-dragons, des fabuleux. Comme pour Tadjal, je les ai trouvé bien souvent humains dans leur façon de penser, de voir les choses.

Et puis il y a les dragons. Que se soient les marjaks, dragons-défunts qui n'auraient pas du exister, ou les dragons "normaux", j'ai été impressionné par leur réalisme, leur présence. Ils valent à Syven le surnom de l"a Dame aux gros monstres de la mort qui tue" de ma part. Parce qu'entre eux et les Gothans d'Au Sortir de l'Ombre, Syven nous offre vraiment du monstre imposant et charismatique.

Parlons aussi des batailles. Syven ne lésine pas dessus pour mon plus grand plaisir. Elle est vraiment fort douée pour les raconter et il y en a vraiment pas mal. Aucune ne ressemble à une autre, il n'y a aucune répétittions dans les descriptions que l'auteure en fait. Et puis, ça passe tout seul. Elles sont d'une fluidité à couper le souffle, vraiment. On assiste à une montée en puissance de celles-ci tout le long du livre. Mais il ne se résume pas qu'aux batailles. On assiste durant tout le livre à bien plus que cela. L'aventure est épique, humaine, magnifique. Et tout cela se mêlant au style de Syven n'en donne que plus de force au roman. 

Et puis arrive la fin du roman. Une fin vraiment très forte, incroyable. J'ai appris que c'était par cette scène que tout avait commencé. Autant dire qu'elle m'a marqué, réellement. Et puis, elle donne vraiment envie d'en savoir plus, de patienter (je ne vais jamais y arriver, je le dis de suite) jusqu'à la sortie du Lion à la langue fourchu, le second tome.

Ah le style de Syven ! Elle écrit merveilleusement bien, sans en faire trop, sans cliché, d'une manière fluide. Elle mêle avec brio action et moment de calme. Par rapport à Au Sortir de l'Ombre, on découvre vraiment ses personnages, leur état d'esprit, on s'identifie clairement à eux (c'était le seul point noir que j'avais trouvé à ASLO, et encore). Avec ce deuxième livre, Syven comble les défauts qu'on aurait pu trouvé dans son premier et nous prouve qu'elle est une grande auteure. Ses histoires sont merveilleuses, bien construites, épiques. Elle a vraiment tout d'une grande (et je le pense vraiment).

En conclusion de cet avis, je dirais donc que c'est le plus gros coup de coeur que j'ai eu (mais je crois que je l'ai déjà dit).  Je vous laisserais donc avec la phrase d'introduction du roman, tout aussi forte que celle d'ASLO

"Pensons à nos enfants, Donnons leur des rêves et des ailes"

Si vous voulez en découvrir un peu plus sur cette auteure, je vous conseille donc de lire Au sortir de l'Ombre (avis court ici, j'en ferais un meilleur lorsque je le relirais (ça ne va pas tarder je sens)), Curiosité malsaine, la nouvelle par qui ASLO commença (avis ici) mais aussi l'interview faite par Cécile Duquenne sur le blog 100%SFFF francophone ici et .

La légende est en marche !

(Et sinon, j'espère que Subliminale son roman jeunesse trouvera rapidement éditeur et que Le Lion à la langue Fourchu sortira très rapidement)

jeudi 25 octobre 2012

Les combustibles, Amélie Nothomb

Les précommades de la Guerrière Fantôme étant partie hier, et espérant fort faire partie du premier envoi, il me fallait un livre à lire rapidement. J'avais ce Nothomb qui trainait par là. Il convenait parfaitement.

Les Combustibles, Amélie Nothomb

Editeur : Le livre de poche
Collection : \
Année de parution : 1994
Nombre de page : 89

A lire si :
- Vous aimez le théatre
- Vous aimez Nothomb

A ne pas lire si :
- Vous ne voulez pas voir des livres brulés
- Vous n'aimez pas entendre parler de livres dont vous ne connaissez pas même l'auteur

Présentation de l'éditeur

C'est la guerre et c'est l'hiver.
Deux hommes et une femme sont terrés dans un appartement. Combien de jours leur reste-t-il à vivre ? En attendant, il n'est plus interdit de révéler ses vraies passions. L'amour, le désir, l'intelligence résistent-ils au froid ? A-t-on le droit de consumer ses dernières forces à lire de la mauvaise littérature ? Enfin, à l'heure du choix ultime, quel livre est assez important pour ne pas être mis à l'épreuve du feu ?

Mon avis

J'ai essayé une fois de lire un Nothomb, Tuer le père, acheté à la gare alors que je devais faire 4h de TGV. Je n'ai jamais fini ce livre. Du coup, je ne partais pas avec une bonne opinion sur ma lecture des combustibles. Mais comme j'aime bien laissé une chance à un auteur et qu'on m'a conseillé de lire les "vieux" romans de Nothomb, je me suis jetée à l'eau.

Première surprise, Les Combustibles est en fait une pièce de théâtre.  Comme j'en avais entendu parlé, je pensais plus à un roman d'introspection. Finalement, la forme théâtre n'est pas plus mal. J'ai trouvé du coup ma lecture moins lourde que pour Tuer le père.

Mais passons à l'histoire. La guerre a éclaté. Elle oppose les Barbares aux autres. Daniel, assistant du Professeur, va vivre chez lui parce que son quartier a été détruit. Marina, la copine de Daniel, viendra s'ajouter à eux suite à la destruction de la cité universitaire. Mais voilà, Marina a froid, l'hiver est là, et il n'y a plus rien à bruler dans la maison du Professeur. Enfin, si, il reste quelque chose. Les livres.

J'avais lu beaucoup de critique et d'avis mettant en avant le fait qu'il faille choisir le livre à garder. Celui qui ne brulera pas. J'ai eu l'impression que le roman allait tout de même un peu plus loin que cette question-là. Alors oui, elle est au cœur de l'histoire, mais finalement, elle ne m'a pas paru si importante que cela.

J'ai trouvé bien plus interessant de voir de quoi sont capables les trois personnages pour rester en vie. Ne serait-ce qu'un jour de plus. Marina a froid, tout le temps. Pour vaincre ce froid, avoir un peu de chaleur, elle est capable de détruite les livres si précieux de son Professeur, elle est aussi capable de coucher avec lui, juste pour se réchauffer (du moins c'est ce qu'elle dit au début). Daniel, lui veut continuer d'espérer, il continue à aller à l'université, à donner des cours, pensant ainsi pouvoir gagner une guerre qu'il ne mène pas avec des armes. Le Professeur pense que tant qu'on garde les livres, la guerre n'est pas perdue, que tant que Daniel continue à donner cours, la guerre n'est pas perdue. J'ai trouvé son personnage fort cynique.

En parlant des personnages, je n'ai accroché à aucun d'eux. Le Professeur a finit par me gonfler, Daniel m'a paru bien insignifiant et Marina m'a paru bien trop cliché. Autant dire qu'heureusement ce n'était qu'une pièce de théatre, j'aurais pu décrocher si ce n'avait pas été le cas.

A présent, passons à l'écriture d'Amélie Nothomb. Je n'ai toujours pas vraiment accroché, bien que ce soit mieux qu'avec Tuer le Père. Je trouve son écriture trop plate (je sens que je ne vais pas me faire d'amis sur ce coup-là). Je n'y ai pas trouvé de poésie, pas de grands moments. Elle nous donne ses avis sans vraiment y mettre de force. J'aurais aimé qu'elle en donne plus, de force, en défendant ses propres choix si elle avait été dans le cas de ses personnages. Après, je me dis aussi que c'est une pièce de théâtre, qu'il n'y a que du dialogue. Peut-être que si je lisais un autre de ces vieux livres, je trouverais ce qui fait que beaucoup d'amis sont en "adoration" devant ses livres.

En tout cas, ce n'est pas avec ce livre que je changerais d'avis pour l'instant sur l'écriture de Nothomb, bien qu'il me fasse dire que je pourrais peut-être aimé un livre ou deux d'elle, parce que certaines de ses histoires me semblent bien.

mercredi 24 octobre 2012

L'Oeil du Monde, La Roue du Temps, Tome 2, Robert Jordan

Et je continue doucement ma relecture de la Roue du Temps. Cette fois, c'est donc le tome 2, de l'ancien découpage français (mais si, celui qui coupait les tomes VO en 2...).

L'Oeil du Monde, La Roue du Temps, Tome 2, Robert Jordan
/!\ Spoiler possible sur lui et le tome 1

Eidteur : France Loisir
Collection : Fantasy
Année de parution : Livraddict étant out, et n'ayant pas le livre, ça sera pour plus tard.
Titre en Vo : The Eye of World
Année de parution en Vo : 1990
Nombre de page : 642

A lire si :
- Vous avez aimé le tome 1 de ce découpage
- Vous aimez qu'il y ait beaucoup de personnages
- Vous voulez vivre une aventure épique
A ne pas lire si :
- Vous ne voulez pas de livre iniatique
- Vous n'aimez pas que les personnages soient dispercés dans le monde
 
 
Présentation de l'Editeur
Livraddict étant out, et n'ayant pas le livre avec moi, ça sera pour plus tard.

Mon avis

Depuis la fin du premier tome, Rand, Mat, Perrin et les autres sont séparés.Parlons d'abord du groupe Rand, Mat et Tom le ménestrel. Ils sont arrivés à Pont-Blanc grace au navire de Baile Domon mais leur aventure ne s'arrête pas là. Poursuivi par un Evanescent, ils sont à nouveau obligés de fuir, laissant Tom derrière eux, surement tué par l'ennemi. Ils partent alors vers Caemlyn par la route. Le trajet n'est pas de tout repos, entre les amis du Ténébreux qui se font de plus en plus nombreux et l'étrange comportement de Mat. Finalement, ils arrivent dans la Capitale. Rand fait la connaissance de Loial, un Ogier mais surtout, alors qu'il voulait voir le faux Dragon, il tombe dans les jardins royaux. Il y fait la rencontre d'Elaine, la Fille-Héritière et de ses deux frères, Gawyn et Galad, ainsi que celle de la reine et surtout d'Elaida, Aes Sedai de l'ajah rouge. Avouons-le les passages de Mat et Rand (enfin surtout de Mat) restent mes préférés. J'aime la désinvolture de Mat (bon j'aime Mat tout court aussi) et le fait que Rand essaie d'être le plus responsable des deux. De plus, ils sont les passages avec le plus d'action.

Perrin et Egwene sont en bien mauvaise posture. Capturés par les Enfants de la Lumière qui les prennent pour des amis du Ténébreux, ils sont maltraités et torturés. L'étrange pouvoir de Perrin évolue. Ses yeux deviennent de plus en plus jaunes et il peut communiquer avec les Loups. Ils seront finalement sauvés par Lan, Moiraine et Nynaeve. Tous les cinq partiront alors pour Caemlyn à la recherche des deux autres. J'ai eu énormement de mal avec ces passages. Déjà, je n'aime pas Perrin. Je ne l'ai jamais vraiment apprécié. Je le trouve trop défaitiste, trop "mais pourquoi moi", trop mou... Heureusement pour lui, il y a les loups et Egwene qui pour moi relèvent le niveaux. D'ailleurs, c'est assez amusant, parce que son pouvoir me plait beaucoup (ben oui, y a des loups). J'étais donc super contente quand tout ce petit monde a retrouvé Rand et Mat.

Les retrouvailles joyeuses sont pourtant de courtes durées. Mat, qui possède un poignard venant de Shadar Logoth, est malade. Il faut rapidement le soigner et malheureusement, Moiraine n'en a pas le pouvoir. Mais il y a pire. Enfin les garçons racontent leur rêves. Le monde est en danger. Il faut partir pour L'Oeil du Monde dans la dévastation. Et pour le faire rapidement, il va falloir prendre les Voies. Forcément, les Voies sont infestés par le mal et le trajet n'est pas de tout repos. L'arrivée à Fal Dara non plus, vu que les habitans préparent une grande bataille. 

Bon je m'arrête là pour le résumé, sinon je vais spoiler la fin et ça serait bête. Mais il fallait tout de même en passer par là. Ce tome est bien plus centré sur l'action que le premier. D'ailleurs, ce sera le cas pour tous les autres tomes de ce découpage en VF, autant le dire de suite. Dans le premier tome, on découvrait les personnages et le monde qui les entourent. A présent, on se concentre sur leurs actions et sur ce qu'ils vont devenir. On découvre aussi des personnages qui vont devenir récurrents (Elaine, Loial) et d'autres personnages secondaires. Le mal est enfin personnifié en la personne des deux premiers réprouvés (même si on ne les voit qu'à la fin).

Au niveau des thèmes, nous avons toujours la lutte contre le mal, bien plus présente que sur le premier tome (les amis du Ténébreux qui s'en prennent à Rand et Mat, les Réprouvés...) mais nous trouvons aussi celui de la déchéance avec Padan Fain (le colporteur du tome 1), Mat et son poignard ou encore les Voies. D'ailleurs, c'est un thème vraiment présent sur ce tome ci. J'aime les différentes manières dont il est abordé, surtout la manière pour Mat.

J'apprécie aussi les évolutions des personnages. Pour l'instant, elles ne se remarquent pas vraiment, à part peut-être pour Perrin et Mat. On sent pourtant déjà que rien ne sera plus pareil pour eux. Moiraine se met même à douter un peu, ce qui n'est pas rien venant d'elle. Nynaeve commence à accepter qu'elle pourrait être capable d'user du pouvoir et Egwene, elle, rêve déjà d'être à la Tour Blanche. En fait, jusqu'à la fin, il n'y a que Rand qui semble ne pas vraiment changer.

Passons maintenant aux bémols de ce tome. Dois-je vraiment revenir sur la traduction ? Elle reste médiocre. Après, je ne sais pas si cela vient de mon édition ou pas, mais il manque un nombre affreux de mots et il y a pas mal de mots dont les lettres sont inversées ou tout simplement inexistantes. Cela rend la lecture vraiment pénible. J'espère pour les nouveaux lecteurs que l'édition de Bragelonne est beaucoup mieux que cela. Je comprendrais que beaucoup de gens lâchent leur lecture de cette magnifique saga à cause de cela.

En conclusion, c'est un très bon tome, encore très centré sur tout le petit groupe et pour l'instant sans trop de personnages secondaires. La fin n'en est pas surprenante, mais elle laisse planer pas mal de doute sur beaucoup de chose et donne envie de continuer sa lecture.

vendredi 19 octobre 2012

Bad Moon Rising, partie I, le Choc, Marika Gallman

Juste après Dent pour Dent, j'ai lu la première partie de Bad Moon Rising, nouveau roman feuilleton Des Editions du Petit Caveau, écrit par Marika Gallman. La jeune auteure rentre donc officiellement dans mon top des supers écrivains francophone.

Bad Moon Rising, partie I, le Choc, Marika Gallman

Edition : Petit Caveau
Collection : Sang numérique
Année de Parution : 2012
Format : Epub, roman feuilleton

A lire si
- Vous avez la patience d'attendre entre chaque partie ( à moins que vous attendiez quelles soient toutes sorties)
- Vous aimez les ambiances sombres.
- Vous aimez les textes à la première personne et au présent.

A ne pas lire si :
- Vous voulez tout savoir de suite
- Vous cherchez un personnage à la Maeve Regan

Présentation de l'éditeur

Elle rêve d'un nouveau départ, mais c'est la mort qui l'attend au tournant.
Recueillie par ceux qui l'ont arrachée aux mains de ses agresseurs, c'est dans un monde de ténèbres qu'elle devra tenter de survivre.
Tout a commencé un soir de lune bleue, et tout se terminera dans le sang...

Mon avis

J'ai hésité un moment pour faire cette "critique", me demandant si j'attendais de pouvoir lire tous les épisodes ou pas. Finalement, je me suis dit que vu que ça sort en épisode, autant donc faire une critique par sortie.

Cette première partie, assez courte (lu en moins d'une demie-heure) est vraiment là comme une introduction de l'histoire et à vrai dire, à la fin de ma lecture, j'avais vraiment envie de savoir ce qui allait se passer. Nous découvrons donc celle qui sera l’héroïne de ce feuilleton, Neela, jeune femme fille de diplomate qui décide de devenir enfin indépendant de Papa. C'est une jeune femme normal, bien éduquée et qui veut croquer la vie à pleine dent. On découvre aussi Sandra, son amie, qui est assez l'opposé d'elle. Mais voilà, après un restaurant, elles se font attaquer par d'horribles créatures sur le Pont des Suicides (le nom est charmant) lors d'une nuit de Lune Bleue. Sandra semble ne pas en réchappée (je dis bien semble, on ne sait jamais) et alors que Neela est sur le point de connaitre le même sort qu'elle, elle est sauvée in extremis par d'étranges hommes.

On retrouve dans ce court texte tout ce qui me plait dans l'écriture de Marika, la fluidité, le fait qu'elle aille à l'essentiel, sa maitrise des mots. Le personnage de Neela est assez interessant, loin de celui de Maeve Regan et elle la gère vraiment bien. L'histoire semble réellement prometteuse et j'avoue que je veux en savoir plus. L'épisode est coupé pour moi là où il faut, à savoir sur un cliffhanger qui donne envie d'en savoir plus. On peut vraiment dire que dès cette introduction le suspens est vraiment là. L'ambiance est particulièrement sombre dès cette première partie.

Un dernier mot sur cette novella, j'adore l'illustration de la couverture faite par Fleurine Rétoré, je suis carrément fan de l'ambiance.

Donc rendez-vous le mois prochain pour le second épisode. D'ailleurs, si la novella fonctionne bien, il est possible qu'une édition papier collector sorte.

Dent pour dent, Maeve Regan, Marika Gallman

Après une lecture laborieuse du Portrait de Dorian Gray sur mon iphone, je suis passée à Dent pour Dent, second tome de la saga Maeve Regan. Et avouons-le, ce fut beaucoup plus simple à lire.

Dent pour dent, Maeve Regan, Marika Gallman
/!\ Spoiler

Editeur : Bragelonne
Collection : Bit-lit
Année de parution : 2012
Format : Epub

A lire si :
- Vous avez aimé le tome 1
- Vous aimez les vampires
- Vous aimez les héroines forte mais qui peuvent douter

A ne pas lire si
- Vous voulez du vampire traditionnel
- Vous voulez des personnages approfondis
- Vous n'aimez pas la vulgarité et la violence

Présentation de l'éditeur :

Parce qu’elle représentait un danger pour eux, Maeve Regan a fui tous ceux qu’elle aimait, y compris son amant, un vampire. Sa seule chance de retrouver une vie normale consiste à éliminer son père et son frère, deux suceurs de sang extrêmement puissants. Mais tant qu’elle ne parviendra pas à maîtriser ses pouvoirs, les retrouvailles risquent de ne pas se dérouler comme elle les avait imaginées…

Mon avis

Maeve a fuit ceux qu'elle aimait après les évènements du tome 1, Rage de dent. Elle part seule à la recherche de son frère Connor afin de lui faire payer la mort de Tara et tout le reste. Elle se retrouve dans un bar mixte, vampire/humain, et fait la connaissance de Barney, un très vieux vampire, qui sait qui elle est. Il la décide à s'attaquer à Victor, son père, origine de tous les maux. 

Le début du livre est assez lent (enfin si on veut, et surtout par rapport à celui de Rage de Dent). On retrouve Maeve, emplie de doute, perturbée par le fantôme de Tara qu'elle croit voir partout et surtout ivre de vengeance. Il permet surtout de mettre en place les nouveaux amis de la jeune femme, Barney mais aussi Rob, barman de son état, et Cormack et son serpent Rosita. Il nous permet aussi de comprendre l'état d'esprit de Maeve à ce moment-là. Cela dure assez peu longtemps finalement et l'action revient assez vite.

La quête de Victor prend beaucoup de place dans ce tome. On commence gentiment par l'extermination de certains de ces lieutenants, ce qui donne des scènes plutôt sympas entre eux et Maeve qui n'a rien perdu de son langage disons vulgaire. Ensuite, tout cela prend de l'ampleur bien qu'entre coupé par de longs récits sur le passé de Victor ou des introspections de Maeve.

En parlant de Maeve, dans ce tome, elle commence à apprendre à utiliser son héritage Sirh bien plus que celui de vampire. Bien qu'elle ne se sente pas vraiment à l'aise avec ces pouvoirs Sirh, elle se débrouille comme elle peut. D'ailleurs, là où dans Rage de Dent, elle passait beaucoup de temps avec Lukas à découvrir ce qu'elle pouvait faire en tant que mi-vampire, elle passe ici un peu moins de temps à découvrir les pouvoirs Sirh. Il faut dire qu'il lui arrive parfois de les utiliser sans le vouloir et ça fait pas mal de dégats.

J'ai beaucoup apprécié les nouveaux personnages de la série. Barney est un vampire ancien cachant pas mal de secret. Mais j'ai surtout apprécié de voir l'attirance qu'il a pour Maeve et pas que parce qu'elle est la fille de Victor. Cela donne des dialogues délicieux entre elle et lui et pas mal de questionnement sur la relation entre Lukas et Maeve. Les personnages de Cormack et Rosita sont aussi très bons. Vraiment cette nouvelle cuvée m'a beaucoup plus. On retrouve aussi de vieux amis de Maeve, en l’occurrence Lukas, Elliot et Walter. D'ailleurs, je me suis spoilée toute seule pour Lukas avec la recherche sur ebook... Mais je n'en parlerais pas plus

L'écriture de Marika Gallman est dans ce tome toujours aussi bien. J'aime toujours autant me trouver dans la tête de Maeve. Bien sur, on retrouve le franc parler de la demoiselle, qui parait un peu moins vulgaire que dans Rage de Dent, mais à vrai dire, ce sont plutôt les jeux de mots que j'ai apprécié. On trouve aussi une scène de sexe quasi complétement (mais ça ne tourne toujours pas porno) et pas mal d'allusion sexuelle (par exemple Maeve a une odeur de manque sur elle pour les vampires, ce qui semble pas mal excité Barney ). 

Seule chose que je trouve dommage, comme dans Rage de Dent d'ailleurs, c'est que tout va trop vite. Maeve explique ce qu'elle est à Julian, le frère d'Elliot et il accepte ça sans rien dire (à sa place, j'aurais de sérieux doute sur la santé mentale de la demoiselle). Elle fait confiance tout de même ultra rapidement à Barney et Cormack. Cette rapidité me gène parfois, mais à vrai dire, l'histoire n'en souffre pas (et j'ai cru comprendre que c'était un peu un problème du genre Bit-Lit).

En conclusion, ce fut pour moi un très bon tome, et même si j'ai hurlé "MAIS POURQUOI ??!!" à la fin, j'ai hâte, vraiment hâte de lire le troisième tome. Dire qu'avant Maeve, je n'étais pas particulièrement intéressé par la Bit-Lit...

mardi 16 octobre 2012

Virgin Suicides, Jeffrey Eugenides

J'avais envie de lire ce livre depuis très longtemps, en fait, depuis que j'ai vu le film de Sofia Coppola. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, autant dire que ce fut une surprise

Virgin Suicides, Jeffrey Eugenides

Editeur : J'ai lu
Collection : roman
Année de parution : 2003 pour mon édition
Titre en VO : Virgin Suicides
Année de parution en VO : 1993
nombre de pages : 223

A lire si :
- Vous aimez les romans style "compte rendu d'enquête"
- Vous avez aimez le film de Sofia Coppola
- Vous n'avez pas peur de vous perdre dans les divers personnages

A ne pas lire si :
- Vous voulez des personnages approfondis
- Vous voulez des émotions
- Vous aimez les livres avec beaucoup de dialogues

Présentation de l'éditeur

Dans un quartier résidentiel et huppé de Grosse-Pointe (Michigan), cinq soeurs, des adolescentes entre 13 et 17 ans, se suicident en l’espace d’une année. Cécilia, la plus jeune, ouvre le bal. Les autres l’imiteront un an après. Entre-temps, les gamins du voisinage auront vécu et souffert avec elles... à distance. Ce suicide les aura tant marqués qu’une vingtaine d’années plus tard, alors qu’ils frôlent les quarante ans, ceux-ci mèneront une enquête dans l’espoir un peu fou d’éclaircir toute cette affaire. Ce récit en est le résultat, la reconstitution la plus minutieuse et la plus fidèle possible d’une année pour le moins particulière. Tous les témoins, les animés comme les objets les plus dérisoires, sont donc convoqués.

Mon avis

Dès le début du livre autant que vous le sachiez, vous savez que les filles Lisbon sont mortes, suicidées. Vous savez même comme sont mortes deux d'entre elles. De toute façon, ce n'est pas un mystère du tout. Nous suivons le compte rendu d'enquête qu'ont fait ce qui à l'époque étaient les gamins du quartier. Alors qu'ils vont avoir quarante ans, la vague de suicides Lisbon les hante encore et ils veulent comprendre ce qu'il a pu se passer.

Le thème du suicide est un thème assez dur à traiter, je pense. L'auteur a ici voulu le faire à la manière d'une enquête, ou plutôt d'un rapport d'enquête. J'ai eu l'impression de me trouver devant une espèce de journal intime à plusieurs mains écrits vingt ans après les faits, après avoir recueilli tous les élèments que nous trouvons (d'ailleurs, je trouve dommage de ne pas avoir pu voir les pièces à conviction dont parlent les garçons). Du coup, nous savons ce qu'il va se passer, que l'inévitable va avoir lieux et comme les garçons, nous essayons à leur suite de comprendre pourquoi.

Un point assez dérangeant dans ce livre, c'est le nous de narration. Finalement, il n'y a pas vraiment de narrateur, du coup, il n'y a pas non plus vraiment de sentiment. le livre est réellement un rapport des faits. D'ailleurs, il n'y a non plus quasiment pas de dialogues. Un autre point, le nombre de personnages qui interviennent d'une manière ou d'une autre dans l'histoire. Nous sommes happés par de multiples noms, trop peut-être pour se souvenir de qui et qui, surtout que certains noms n'apparaissent qu'une fois et que finalement, ils ne sont pas si importants que cela dans l'histoire.

Mais passons aux points inintéressants. Le premier étant justement cette enquête. Nous découvrons dans ce livre la vie durant un an d'une petite banlieue, avec ses commérages, ses fêtes, ses deuils... J'ai beaucoup aimé comment tout cela était dépeints. Alors oui, c'est une enquête sur le suicide des cinq filles Lisbon, mais c'est aussi finalement une enquête sur le voisinage des garçons. Finalement, c'est le mal être de tout un quartier qui comme ses arbres se voit déraciner, se voit changer petit à petit sans rien pouvoir y faire. Cela se remarque d'abord par les arbres, puis par les comportements des gens eux-mêmes. Ce n'est pas qu'une étude des soeurs Lisbon et de leurs parents, c'est aussi celle du quartier.

J'ai aussi beaucoup aimé l'écriture de Jeffrey Eugenides. Je l'ai trouvé très poétique, surtout dans la description des lieux, du peu de sentiment que les garçons mettent dans ce rapport d'enquête. Certaines descriptions sont pour moi juste magnifiques. J'ai aimé la tendresse qu'il a mis dans le peu de descriptions des filles Lisbon par les garçons. Je trouve par contre juste dommage que tout le long se soient justement "les filles Lisbon" et non Cécilia, Lux, Bonnie, Mary et Thérèse.

Finalement, je suis un peu mitigé sur ce livre. J'ai aimé. Oui. Mais moins que le film. je pense pourtant qu'un jour je le relirais, voir si je n'ai pas raté quelque chose pour avoir une réponse au pourquoi elles se sont suicidés. Parce que finalement, à la fin, à part des pistes (mal-être du à l'éducation qu'elles ont reçues, pactes entre soeurs, mal-être suite à la mort de Cécilia) nous ne savons pas. En fait, nous n'avons pas même une piste sur le premier suicide, celui de Cécilia et pour moi, c'est vraiment une chose que je trouve dommage. Dire qu'elle était "à part" ou même "folle" ne m'a pas convaincu.

jeudi 11 octobre 2012

La Roue du Temps, Tome 1, Robert Jordan

Et voilà le véritable début de ma relecture de la Roue du Temps. Je n'avais pas lu ce tome depuis quelques années et je me suis tout simplement régalée.

La Roue du Temps, Tome 1, Robert Jordan

Editeur : France Loisir
Collection : Fantasy
Date de parution : 2000 chez FL, 1995 pour la première édition chez Rivages
Titre en Vo : The Eye of the world
Date de parution en Vo : 1990
Nombre de page : 701

A lire si
- Vous aimez la fantasy à la Tolkien ou à la Eddings
- Vous aimez avoir un grand nombre de personnage
- Vous voulez vivre une aventure épique

A ne pas lire si :
- Vous ne voulez pas d'un livre qui pourrait ressemble à du Tolkien (qui pourrait juste)
- Vous ne voulez pas de livre iniatique

Présentation de l'éditeur

Jadis, le Seigneur de l'Ombre a voulu conquérir la terre, mais les Aes Sedai, maîtresses du Pouvoir Unique, l'ont repoussé. Des millénaires se sont écoulés et le Seigneur va enfin sortir de sa geôle et, avec lui, le mal, la guerre, la désolation,...
Seul le Dragon qui guidait les Aes Sedai peut l'anéantir. On dit, qu'un jour, il renaîtra pour délivrer l'univers. Mais quand ? Avant la grande catastrophe finale ?

Mon avis

J'ai découvert la Roue du temps vers 1997 (ça remonte) et avec le tome 3 du découpage français. Depuis, je suis une grande fan. J'ai passé des années à avoir tous les tomes et à présent, 15 ans plus tard, j'ai tous les tomes traduits en VF et je les relis aussi souvent que je le peux. Pourtant, ce n'est que ma troisième relecture de ce tome-ci, contre quatre pour les suivants la plupart du temps. Mais trève de bavardage sur celà, passons donc à l'avis en lui-même.

Ce premier tome nous conte donc le début de l'histoire. Dans un petit village situé dans ce qui peut être le trou du cul du monde de Jordan, on prépare dans la joie et la bonne humeur la fête de Bel Tine (qui me semble être l'équivalent de Beltaine chez les celtes). Rand et son père viennent au village pour livrer leur alcool. Sur le chemin, Rand voit un étrange cavalier que personne à part ne semble voir. Au village, il découvre que ses amis, Mat et Perrin l'ont aussi vu. Mais tout cela est vite oublié avec l'arrivé du Colporteur, d'un menestrel et de deux nobles.
Alors que Rand et son père retourne dans leur ferme, ils sont attaqués par des Trollocs, créatures immondes et Tam (le père) est blessé. Ils retournent tant bien que mal au village, lui aussi attaqué. La noble, Moiraine, se revele être une Aes Sedai et explique à Rand, Mat et Perrin que quelqu'un leur en veut et qu'ils doivent venir avec elle à Tar Valon. Ils seront rejoins par Egwene ("fiancée" de Rand) et par Nynaeve, la sagesse. L'aventure commence.

Alors forcément, en lisant le début de la Roue du Temps, on peut avoir une impression de lire un clone du Seigneur des Anneaux. A vrai dire, c'est quelque chose qui revient souvent et certains avaient à une époque accusé Jordan de plagiat. Mais la Roue du Temps est loin d'être une copie, même si cela ne se remarque pas de suite. 

Dans ce premier tome, on trouve donc plusieurs thèmes et personnages de fantasy, thème que nous retrouverons dans tous les tomes suivants.

 Nous avons une vielle prophétie, un méchant légendaire et enfermé dans une montagne depuis des siècles, une sorcière (Moiraine, Aes Sedai de son état), le jeune paysan sur qui tout les meilleurs du monde tombe (enfin là, ils sont trois), le noble chevalier (Lan, le lige de Moiraine), mais aussi le menestrel et même les gens du voyage avec les thuata'hans. 

Dans les divers thèmes, on a la mystification des Aes Sedai, la lutte contre le mal, mais on trouve aussi le thème de la non violence aussi avec justement les rétameurs ou tuatah'ans opposé clairement aux violents que sont nos héros. J'aime d'ailleurs beaucoup le dialogue sur la Voix de la feuille entre Perrin et le chef des rétameurs qui en dit beaucoup.

Ce tome 1 permet aussi d'introduire beaucoup de personnages secondaires, même si pour certains, nous ne les reverrons que bien plus tard. D'ailleurs, à part les aubergistes qu'on ne revoit plus dans le reste de la série, tous les personnages reviennent d'une manière ou d'une autre. Nous avons aussi un bon apperçu de ce qu'il va finir par arriver au fur et à mesure de l'aventure aux garçons ainsi qu'à Egwene et Nyneave. Je n'avais jusque là par remarquer que dès le premier tome, on pouvait se douter de ce qu'il arriverait plus tard à Mat (bon vu que c'est une relecture, pour moi, c'est visible, pour un nouveau lecture peut-être pas).

Par contre, petit bémol dans ce premier tome, sa fin. Mais pourquoi les français ont coupé le texte du premier tome VO à cet endroit là ? Non vraiment, le découpage est juste bidon quoi. Autre chose, la traduction (il s'agit de l'ancienne) a quelques erreurs, certaines un peu trop visible et qui peuvent gêner.  Il arrive de ne pas avoir le bon nom (super pour la compréhension), ou même des mots qui dans la phrase ne veulent rien dire du tout... Parfois, je regrette de ne pas lire en VO.

En conclusion, outre le fait qu'il est dur de donner un avis sur de la relecture sans trop spoiler, j'ai passé un fort bon moment avec la Roue du Temps et je me rends compte que cette relecture était vraiment neccesaire pour moi, ayant oublié pas mal de détails depuis le temps. Je trouve très amusant de me dire "ah mais, on le savait déjà à ce moment là !".

mercredi 10 octobre 2012

Le portrait de Dorian Grey, Oscar Wilde

Il m'aurait fallu plus d'un mois pour lire ce livre. Un mois où j'ai du vouloir l'abandonner quasiment chaque semaine. Pourtant j'ai continué, même si ce n'était pas vraiment dans la joie.

Le portrait de Dorian Grey, Oscar Wilde

Eidtion : Une oeuvre du domaine public
Collection :/
Date de parution : 2009 pour l'édition numérique
Titre en Vo : The picture of Dorian Grey
Parution en Vo : 1891.
Format : Epub

A lire si :
- Vous aimez les longs dialogues
- Vous voulez connaitre un peu comment vivaient les aristocrates anglais du 19ième siècles

A ne pas lire si :
- Vous cherchez du fantastique pur et dur
- Vous pensez trouvé plus de décadence

Présentation de l'éditeur (récupérée sur l'édition de poche):

Le héros de l'unique roman d'Oscar Wilde doit rester éternellement jeune : son portrait seul sera marqué progressivement par le temps, les vices, les crimes, jusqu'au drame final. Dans ce chef-d'œuvre de l'art fin de siècle (1890), l'auteur a enfermé une parabole des relations entre l'art et la vie, entre l'art et la morale, entre le Bien et le Mal. Les apparences du conte fantastique, et du roman d'aventures, où le crime même ne manque pas, fascinent le lecteur ébloui par les dialogues étincelants de l'auteur de théâtre, les paradoxes de l'esthète, la phrase du poète. La tragédie vécue par l'écrivain, le bagne, le déshonneur, la mort prématurée laissent ainsi, lisse et pur, son roman unique.

Mon avis :

Comme dit dans l'introduction, j'ai eu beaucoup de mal avec ce livre. Je pense que j'en attendais beaucoup trop. J'avais une idée bien précise de ce que pourrait être ce livre, et cela m'a déçue.

En premier lieu, je voyais ce livre vraiment ancré dans le fantastique. En fait, pas vraiment. Le portrait de Dorian Gray change bien au fur et à mesure, mais nous voyons cette évolution que dans de rares passages. Pareil pour l'éternelle jeunesse de Dorian, elle ne nous apparait vraiment qu'une fois, vers la fin. Autant dire que j'ai été un peu déçue là-dessus. Personne ne semble se rendre compte qu'en vingt-ans (a peu près la durée que couvre le livre), il n'a pas du tout vieilli, pas même Lord Harry, son plus fidèle ami.

Ensuite, j'ai eu beaucoup de mal avec les personnages. Commençons par ce cher Dorian. En réalité, c'est juste un gamin horriblement influençable. Au tout début, il est juste jeune et joli, rien de plus. Après sa rencontre avec Lord Harry, il devient jeune et complètement sous l'influence d'Harry, puis se sera sous l'influence d'un livre et ainsi de suite. Finalement, Gray n'a aucune personnalité propre et cela en devient vite ennuyeux. Ensuite, il y a Harry, aristocrate ne croyant en rien sauf en lui. Ce type aurait pu être interessant si ce n'était son esprit un peu trop étroit pour moi. C'est tout de même lui qui façonne Dorian. Vient ensuite Basil, le peintre, celui qui fait le portrait de Dorian. Trop peu présent, il sert juste pour moi d'élément déclencheur. C'est bien dommage vu qu'il est le parfait contraire d'Harry. Malheureusement, seule sa mort aura une toute petite influence sur Dorian.

Une autre chose qui m'a déçue est le manque d'action. Alors, oui, des dialogues, on a en énormément, très long en plus et souvent on finit par se perdre dans qui parle. Mais de l'action, rien. Enfin, si elle se résume à : Dorian rencontre Lord Harry, Dorian rencontre Sybil Vane, Dorian se rend compte qu'il change et pas son portrait, Dorian devient un peu fou. Voilà, c'est tout. Je m'attendais aussi à plus de description de club anglais, d'Opiumerie, de maison close. Ben non, même pas. On sait que Dorian y va juste parce qu'il le dit ou que quelqu'un d'autre le dit. J'aurais vraiment voulu voir tout cela, plutôt que d'avoir d'interminable dialogue.

Voilà donc les trois gros points qui ne m'ont pas fait aimé le Portrait de Dorian Gray. A l'inverse, j'ai beaucoup aimé certains thèmes présents dans le livre. L'homosexualité, que l'on devine sans la voir et qui doit être plutôt rare dans un livre de cette époque, la dualité entre Dorian et son tableau qui représente celle entre le bien et le mal, l'art qui est très présent dans le livre. J'ai aussi aimé lire Wilde. Je trouve son écriture très belle même si parfois, il s'enfonce trop dans les descriptions (le chapitre qui explique les diverses passions de Dorian est d'un long...). 

Je sors donc finalement très mitigée de cette lecture. Beaucoup de point négatif pour quelques positifs. Mais je me dis que j'ai eu raison de continuer ma lecture. Après tout, c'est un classique et rien que le fait que Wilde nous dépeignent la société aristocratique de son époque m'a beaucoup plus. Pourtant, il est sur que ce n'est pas un livre que je relirais.

mardi 9 octobre 2012

Top ten Tuesday : Les 10 plus beaux livres (objets)




Je rappelle que le top ten tuesday a été repris en français par Iani sur une idée de The Broke and the Bookish.
 Aujourd'hui, nous allons donc parlé des : 

10 plus beaux livres (objets)

Alors, je n'ai pas de beaux livres chez moi. Pas la place. Tout les beaux livres sont chez ma mère, et j'avoue qu'à part les regarder une ou deux fois après les avoir reçu, j'ai du mal à les ouvrir à nouveau, de peur de les abimer.
Du coup, je vais plutôt faire un top ten des 

10 plus belles couvertures

Je tiens par contre à dire que bien qu'il y ait des numéros, ce top n'est absolument pas classé.

1. A sortir de l'Ombre, de Syven 

Je suis une grande fan de ce que fait Aurélien Police (d'ailleurs, on le retrouve un peu plus tard dans le top). J'aime particulièrement cette couverture, tellement en accord avec l'histoire et surtout tellement belle.

2.Métamorphose en bord de ciel, de Mathias Malzieu

 
Ici, c'est l'aspect de la photo qui m'a beaucoup plus. Le rouge, le noir, tout ça...

 3. Druide, de Oliver Péru



 
 Juste une des plus belles illustrations que j'ai pu voir sur un livre (si on oublie les illustrations d'Aurélien Police...)

4.Par le sang du Démon, de Virginia Schilli

Tiens, re Aurélien, et re édition du Riez. D'ailleurs, on va en trouver d'autres de livres du Riez. Celle-ci est vraiment superbe avec des couleurs magnifiques. J'aime l'effet donné à la robe.

5.La pucelle et le Démon, de Benedicte Taffin

 
Complétement fan de l'ambiance qui se dégage de la couverture, en plus, elle est totalement raccord avec l'histoire.

6.Et pour quelques gigahertz de plus, Ophélie Bruneau

Ce mélange art déco/Sf m'a énormément plus.

7.Les dames baroques, de Collectif

Encore un livre des éditions du Riez, ils savent parfaitement choisir leur illustrateur.
8.Food for maggots, de Virginia Schilli

Et encore un livre des éditions du Riez. Outre le fait que j'aime particulièrement leur choix éditorial, je crois que c'est vraiment la maison d'édition qui me fait le plus rêver avec leur couverture
9.L'échange, de Brenna Yovanoff

Pas encore lu celui-là mais il est dans ma pal. J'ai eu un petit choc en voyant la couverture chez mon libraire. Je la trouve particulièrement touchante et surtout dérangeante. Bref, j'aime.

10. Les sombres romantiques, de Collectif

Et le dernier est encore aux éditions du Riez. J'aime ce corbeau. D'ailleurs, les illustrations de Mathieu Coudray à l'intérieur sont vraiment magnifiques.