jeudi 18 mai 2017

Quelques pas de plus, Agnès Marot

J'avais beaucoup aimé I.R.L., sortie l'année dernière, et les thèmes qu'abordaient Agnès Marot à l'intérieur. Alors, j'avais très envie de lire ce Quelques pas de plus, surtout que son thème principal n'est que rarement traité que ce soit dans le Youg-Adult ou même en générale.

Quelques pas de plus, Agnès Marot

Editeur : Scrineo
Collection : Ados
Année de parution : 2017
nombre de pages : 329

A lire si :
- Vous voulez des personnages avec des handicaps invisibles
- Vous voulez de la représentation
- Vous voulez un chouette road-trip

A ne pas lire si :
- Vous voulez une histoire ultra compliquée.

Présentation de l'éditeur :

Sora vient d'apprendre qu'elle doit passer le reste de sa vie à béquilles. Son quotidien se résumera désormais aux cours au lycée et aux séances de kiné. Elle pourrait s'y faire si Kay, la grande soeur qui l'a quasiment élevée, tenait le coup ; mais cette dernière, qui a toujours été la plus forte des deux, est en pleine descente aux enfers. Alors Sora décide de prendre les choses en main et d'enfiler la cape de ces superhéros qu'elle aime tant. Objectif : changer sa vie. Son meilleur atout : l'héritage navajo laissé par sa mère. Un ancien pouvoir de guérison qui pourrait les sauver, elle et sa soeur.
Le problème, c'est qu'elles ne sont pas les seules à le chercher… et que leur rival est prêt à les suivre au bout du onde pour parvenir à ses fins.

Mon avis

Comme je le disais, j'avais très envie de lire ce Quelques pas de plus, surtout en sachant qu'il traitera de handicap, plus particulièrement de handicap invisible. C'est un sujet qui est peu voire même pas du tout abordé, du moins dans les livres qui "cartonnent". On le retrouve plus souvent dans des livres plus confidentiels. Or, le sujet mérite amplement d'être traité et quoi de mieux que les ados et jeunes adultes comme cible première ? Il fait parti de la représentation dans la littérature, chose qui les touche peut-être plus que les adultes et qui surtout leur permettra dans une certaine mesure de mettre des mots sur certaines choses.

Quelques pas de plus, c'est donc l'histoire de Sora et de sa soeur Kay. Sora, adolescente d'apparence normale mais qui va devoir vivre avec des béquilles et une cheville en vrac pendant toute sa vie. Un handicap que ne ressemble pas à un handicap, quelque chose que personne ne voit et qui d'ailleurs ne semble pas vraiment être reconnu comme tel par beaucoup de monde. Un handicap avec lequel elle doit apprendre à vivre. Mais alors qu'il semble qu'elle commence petit à petit à "se faire" à la situation, sa sœur ne souffrait pas d'un mal étrange, de crise d'angoisse, et de ce qui semble être un syndrome post-traumatique. Alors, pour la sauver, elle l’amène dans un road-trip en territoire navajo, là où se trouve leur racine, là où elle pourra redevenir elle-même.

Si parfois l'histoire tombe dans le trop simple, trop évident, elle n'en reste pas moins très agréable à lire. Agnès Marot a un style des plus agréables, fluides et ses personnages sont bien foutues. On suit sans le moindre problème Sora et Kay dans leur road-trip ainsi que durant les jours le précédant. Je dois dire que les paysages du grand Canyon et de ses environs donnent envie d'y aller. Les descriptions de l'autrice sont alléchantes à souhait (et je suppose proche de la réalité et surtout de ce qu'elle a pu ressentir en les visitant avec ses béquilles)(oui parce que le handicap de Sora est aussi celui de sa créatrice, mais on va y revenir).

Mais comme je le disais, j'ai surtout apprécié les thèmes du livre. A commencer par le handicap invisible. D'abord celui de Sora. Ici, l'autrice savait de quoi elle parlait, elle en souffre elle-même. Et cela se ressent. Parce que ce que dit Sora là-dessus est réel. Parce que la bonne femme du bus qu'on a tous envie d'égorger existe vraiment. Parce que les situations ne sont pas de l'invention pure et dure. Oui, Sora est handicapée, même si ça peut passer pour une simple entorse. Or elle va vivre avec, subir la douleur, subir les humiliations. Et elle ne va pas se laisser aller. Elle est capable d'être qui elle veut être, de réussir à faire à peu près tout ce qu'elle veut, même sur une jambe. La force de la jeune femme est communicative tant elle prend cela de manière positive la plupart du temps. Il y a aussi celui de Kay. Kay souffre d'un syndrome post-traumatique (nous en découvrirons la cause vers le milieu du roman). Si elle parait normale, si tout le monde voit en elle la jeune femme ordinaire, ce n'est absolument pas le cas. Or c'est aussi un handicap. Mais là où sa sœur se bat pour vivre avec la douleur, Kay finit petit à petit par sombrer, incapable de surmonter ses crises. Elle qui jusque là semblait la plus forte des deux va devoir compter sur sa petite sœur pour s'en sortir.

On retrouve ensuite en filigrane et avec l'origine des deux demoiselles, les thèmes du métissage, des différences de culture et de la suprématie blanche. Elles sont moitié française, moitié navajo. Métisses, elles semblent n'avoir de place nulle part dans les deux cultures. Trop foncé d'un côté, trop blanche de l'autre. Si elles se sentent opprimées, pas à leur place en France, elles se comportent de la même manière que les blancs arrivées en territoire navajos. Au final, sans réellement se penser supérieure, loin de là même, elles en arrivent tout de même à donner cette impression aux amérindiens. Ce genre de situation est assez fréquente dans la vie réelle et il est bon de rappeler aux gens que cultures différentes ne veut pas dire infériorité à une autre. Et c'est plutôt bien fait par ici.

Au final, voilà un livre qui mêle fantastique, légende amérindienne, handicap invisible et différence de culture de manière presque parfaite. On ne tombe pas du tout dans la surenchère, dans le pathos et c'est fort agréable. Pour ne rien gacher, le roman est rempli de référence pop-culture, super héros, série télévisée (charmed est peut-être un peu daté pour le coup, il me semble), roman et j'en passe. Pas tout à fait un coup de coeur mais presque. En tout cas, une bonne grosse mention spéciale pour son thème principal.

jeudi 11 mai 2017

Les Chevaliers de Mars, Le Château des Etoiles, tome 3, Alex Alice

Hier, en allant sur un autre site de travail, je suis passée devant la librairie. Et il était en vitrine, bien voyant. Hier, en rentrant chez moi, je me suis arrêtée à la librairie, et j'en ai aussi profiter pour me prendre le dernier tome des Outrepasseurs. Hier, à peine rentrée à la maison, j'ai dévoré la bande dessinée (mais pourquoi est-elle si courte ?). Bref, hier, j'ai retrouvé Séraphin, Sophie et Hans pour une nouvelle aventure.

Les Chevaliers de Mars, Le Château des Etoiles, tome 3, Alex Alice

Editeur : Rue de Sèvres
Collection : /
Année de parution : 2017
Nombre de pages : 60

A lire si :
- Vous avez aimé le tome 1
- Vous aimez le steampunk et Jules Verne
- Vous voulez de beaux dessins accompagnent une bonne histoire

A ne pas lire si :
- Vous ne voulez pas de jeunes héros

Présentation de l'éditeur : 

1870. En plein dix-neuvième siècle, le sort de la Terre se joue sur Mars ! Dans cette suite de la série à succès Le Château des étoiles , récompensée par de nombreux prix, Séraphin et ses amis sont de retour sur Terre. Après avoir révélé au monde le secret du voyage spatial, ils ont trouvé refuge dans un manoir breton. Mais leur engin volant est désormais l'objet de toutes les convoitises ! Alors que le père de Séraphin est en voyage à Londres, le manoir est cerné par des brumes lourdes de menaces... Spectres, ou espions prêts à tout pour mettre la main sur le précieux engin ? Nouvelles machines, complots internationaux, têtes couronnées, expéditions au-delà de l'espace... La course à l'éther est lancée, et la paix sur Terre est désormais entre les mains de Séraphin et des Chevalier de Mars !

Mon avis

La Conquête de l'espace, premier tome de cette série , m'avait particulièrement plus, le second tout autant. Autant dire que j'avais plus que hâte de lire la suite. Alors forcément, cette couverture rouge m'a attirée. Moi qui m'étais promis de ne pas aller toutes les semaines à la librairie...  Bref, je suis faible, je le sais, et ça ne me dérange pas tant que ça. Mais que vaut-il ce nouveau tome à la belle couverture rouge ?

On retrouve Séraphin, Sophie et Hans en bretagne, quelques temps après leur retour de la Lune. Ils ont donné les plans du moteur à Ether au monde, voit le début de la conquête de l'Ether par les nations sans pouvoir rien y faire. Pendant ce temps, les scientifiques essaient de réguler tout cela, de ne pas faire de cette conquête une nouvelle guerre. Mais alors que le professeur Dulac est à Londres, il se fait enlever par les Prussiens. Prussiens qui comptent bien conquérir Mars. Une planète qui attire aussi les jeunes gens, puisque d'après les calculs de Sophie, Ludwig de Bavière doit s'y trouver.

Mais bien entendu, rien ne se passe comme prévu. Les Prussiens veulent l'éthérine ramenée de la Lune et attaque la cachette de nos héros. Débarque alors l'impératrice Sissi qui va leur permettre de s'envoler une nouvelle fois vers l'Ether, et plus précisement vers Mars avec deux missions, retrouver le père de Séraphin et le roi Ludwig.

L'histoire nous entraîne rapidement sur cette seconde partie de la conquête de l'Ether. Et il faut bien dire qu'elle est passionnante, mais vraiment. Entre une Sophie qui semble être en manque d'Ether, un Séraphin qui doute de plus en plus, un Hans toujours égal à lui-même (ce personnage mérite pourtant plus que de sembler être le bout en train du groupe), on découvre rapidement l'importance qu'à pris leur voyage dans leur vie. En plus de cela, l'Ether est devenue la chose à conquérir, que se soit scientifiquement parlant ou politiquement parlant. Tous les enjeux d'une telle découverte sont présentés, même si de manière parfois un peu simpliste (ok, il n'y a que 60 pages dans ce tome, c'est aussi un peu normal).

Et puis, comme toujours, les planches sont juste magnifiques. J'aime vraiment tout ce travail à l'aquarelle où l'on voit tout de même un peu le dessin préparatif. J'aime les nuances de couleurs dans les ciels terriens ou non d'Alex Alice. Je trouve que cela donne tout le charme de la bande dessinée. Non mais vraiment, les paysages quoi et les ciels. C'est juste beau quoi. Et ça va si bien avec cette ambiance steampunk. 

Au final, vous l'aurez compris, j'ai juste beaucoup beaucoup aimé ce troisième tome. Et je veux le quatrième maintenant (je veux beaucoup de chose maintenant en même temps, heureusement que la réalité est tout autre par rapport à mes envies, sinon, vingt quatre ne me suffiraient pas). 

mercredi 10 mai 2017

The Shadow of Death, Les Foulards Rouges, saison 3 épisode 6, Cécile Duquenne

Je prends de plus en plus mon temps pour lire les épisodes des Foulards Rouges. Parce que c'est bientôt la fin et que je ne veux pas que ça finisse. Bon, sachant que je ne peux rien faire à cette fin à part la lire, et bien je fais durer.

The Shadow of Death, Les Foulards Rouges, saison 3 épisode 6, Cécile Duquenne

Editeur : Bragelonne
Collection : Snark
Année de parution : 2017
Format : epub

A lire si : 
- Vous avez lu et aimé la première et la seconde saisons
- Vous voulez une série qui mélange les genres avec bonheur

A ne pas lire si :
-... (toujours pas trouvé pourquoi il ne faudrait pas les lires, les Foulards Rouges)
- Par contre, si vous n'avez pas lu les deux premières saisons, autant éviter (tout comme de lire mes avis d'ailleurs)

Présentation de l'éditeur :

Retrouvez Lara et Renaud dans la dernière saison des Foulards rouges !

Mon avis

Nous voilà presque à la fin de cette saison trois et de la série tout court. Je ne veux pas que cela se finisse. Je suis prête à faire un caprice si cela servait. Bon, je sais que ça ne sert à rien, alors je ne le ferais pas. Pis j'aime pas quand ma fille en fait, alors je vais pas commencer moi (quoique...). Cet avant dernier épisode est tout simplement très éprouvant pour les nerfs de tout le monde, personnage, lecteur et même surement autrice elle-même. Autant le dire, l'étau se referme et nous voilà dans la dernière ligne droite, celle qui marquera la fin, d'un côté comme de l'autre. Une fin qui ne me semble pas si simple que cela, et qui d'après moi annonce encore quelques surprises, voire même des larmes. 

A présent, passons à la partie à spoiler de cet avis, comme à chaque fois.

/!\ SPOILER (en gros et en rouge, comme ça, vous êtes prévenus !)

Le dernier cliffhanger (cette machine inventé par les Enfers), me faisait presque dire qu'il y avait encore de l'espoir dans cette aventure. C'était sans compter sur l'autrice, qui n'a jamais épargné les personnages et les lecteurs de ces histoires. Numéro Trois s'est barrée de l'Hacienda, Lara, Nikki, Claudia, Fraan et Marine se ruent à sa poursuite, suivant des traces bien trop évidentes. Toi aussi, lecteur, tu sais ce que cela veut dire. Un piège. L'ennemie n'est pas encore morte, elle a même quelques tours dans sa manche.

La première partie est bourrée d'action, la seconde aussi et Lara est au centre de tout cela. C'est étrange d'avoir un épisode entier presque entièrement portée par la jeune femme, surtout quand on a l'habitude de les voir divisés entre elle et Renaud. Bon, de temps en temps, Claudia ou Nikki prennent les rênes de la narration, mais ça tourne toujours autours de Lara. Faut dire que Renaud est en fâcheuse posture, très fâcheuse même, dans les mains de Numéro Trois. Une nouvelle fois. Je dois avouer que le voir comme ça me serre le cœur. Pour moi, Renaud, c'est le pilier, celui qui est toujours là. En fait, le voir comme ça renverse un peu cette vision et j'apprécie finalement cela. En fait, j'apprécie quand les schémas sont bousculés et que c'est bien fait, comme ici. Cécile Duquenne ne le fait pas souffrir pour rien. Ben non, sa souffrance alimente un peu plus Lara, la pousse à faire des choses qu'elle n'aurait pas forcément fait. La pousse aussi à prendre la place qui semble lui revenir de droit. 

Lara est l'héroïne de la série. C'est elle qui la porte depuis le début. Mais elle ne le fait jamais seule, elle a besoin d'une impulsion, de quelque chose qui la fait agir et surtout qui semble la faire grandir un peu plus. Ici, c'est le sort de Renaud en premier, celui de ses amis, de sa famille, et puis des Bagnards. Elle ne fait pas tout cela par pur altruisme, elle le fait pour sauver ce qu'elle aime. C'est quelque chose que j'aime beaucoup en elle. Elle n'a rien d'une super héroïne et agis de manière très humaine. Comme dans cet épisode finalement où elle agit sous le coup de la colère, de la haine mais aussi de l'amour pour ses proches. C'est ainsi que du coup, elle se retrouve à pourchasser Numéro Trois pour enfin lui mettre une balle dans la tête et arrêter le calvaire qu'elle endure depuis son apparition dans sa vie. Et je dois dire que cette partie-là est assez éprouvante vu que Lara tombe un peu dans la folie meurtrière qu'elle m'avait semblé avoir à peu prés réussi à éloigner d'elle jusque là. J'ai parfois eu l'impression qu'elle devenait une sorte de Numéro Trois face à moi et non la Lara que je connaissais jusque là. C'est assez étrange comme impression surtout quand on connait un peu le plan de la dite Numéro Trois. J'avoue que là, j'attends avec impatience l'épisode suivant pour voir où tout cela va finir par mener Lara (je les sens les larmes aussi qui vont surement couler à la fin). Surtout après ce p***ain de cliffhanger (là, Cécile, tu as fait fort, purée, c'est quand la suite déjà ?).

Pour finir, j'ai hâte de lire la suite. Même si c'est la fin de la série. Je veux connaitre le sort de certains personnages (Marine Carax est-elle toujours vivante ? Renaud ? sans parler des autres). Vivement la fin du mois !

mardi 9 mai 2017

Rosa Candida, Audur Ava Olafsdottir

Voilà un petit moment que je n'ai pas lu de livre des éditions Zulma. Je n'avais plus que deux livres d'eux dans ma PAL, le choix c'est porté sur ce Rosa Candida assez intriguant. Et puis, ça faisait longtemps que je n'avais pas lu d'auteur islandais (le dernier, c'était Magnason avec LoveStar, chez Zulma aussi d'ailleurs).

Rosa Candida, Audur Ava Olafsdottir

Editeur : Zulma
Collection : Poche Z-A
Année de parution : 2010
Titre en VO :  Afleggjarinn
Année de parution en VO : 2007
Nombre de pages : 319

A lire si :
- Vous aimez les romans contemplatifs
- Vous aimez les quêtes existentielles

A ne pas lire si :
- Vous voulez de l'action
- Vous n'aimez pas quand c'est lent.

Présentation de l'éditeur : 

Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s'en rendre compte les dernières paroles d'une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C'est là qu'Arnljótur aura aimé Anna, une amie d'un ami, un petit bout de nuit, et l'aura mise innocemment enceinte. En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.

Mon avis

Je ne me souviens plus de pourquoi ce livre est arrivé dans ma PAL. Peut-être pour sa quatrième de couverture, ou parce que ma libraire l'avait apprécié. Il a dormi un moment sur mes étagères avant que je ne le prenne. Et j'ai mis un petit moment à entrer dedans.

Il faut dire que le livre commence fort lentement. Des scènes de vies, des retours en arrière, de quoi comprendre un peu Arnljótur, le narrateur. Rapidement, le voilà quittant le cocon familial pour aller remettre en état l'une des plus fameuses roseraie du monde. Il quitte donc son père, son frère jumeaux, mais aussi sa fille et la mère de celle-ci. Son voyage va l'amener à reconsidérer une bonne partie de sa vie. Alors, oui, dis comme ça, cela ne donne pas forcément ultra envie, je vous l'accorde. Du moins, ça ressemble un peu à tous les autres romans du genre. Nous allons retrouver les questionnements de presque tout le monde sur la vie, la mort, l'amour, sa place dans le monde... A vrai dire, effectivement, ce roman ressemble assez à la plupart des romans de son genre. Le départ pour une nouvelle vie de son narrateur est un prétexte, tout comme les Rosa Candida qu'il trimbale avec lui, héritage de sa mère décédée le jour de la naissance de sa fille. Complètement paumé, il espère se trouver enfin, à vingt deux ans (jeune homme, saches donc que tu te chercheras toute ta vie). 

Nous voilà donc embarqué avec lui dans une première partie style road-trip assez décevante dans le fait qu'il ne se passe pas grand chose et qu'on le découvre tout de même ultra passif. Il se laisse porter par le courant, par les gens qu'il croise. Une fois son road-trip fini, le voilà qui arrive enfin dans le village où se trouve la roseraie. Et re-belotte, il se laisse porter par le courant. Heureusement, les quelques autre personnages qu'il rencontre sont un tout peu plus intéressant. J'ai beaucoup apprécié le frère Thomas, cinéaste accompli qui trouve les réponses plus facilement dans ses films que dans la bible. Ou encore Anna, que nous découvrirons dans le dernier tiers, mère de l'enfant, qui finalement ne sait plus vraiment où elle en est. Ce sont eux qui portent Arnljótur le long du livre, eux et Flora Sol, sa fille. Parce qu'il faut bien dire que la passivité de notre narrateur est omniprésente même dans son domaine favori, la botanique (où il suit les vieilles illustrations de la roseraie pour lui rendre son charme d'antan). 

Et pourtant, chose étrange vu que je n'apprécie pas des masses ce genre de personnage, j'ai aimé le livre. Parce qu'il est contemplatif, parce qu'il fait du bien aussi, il ne prend pas la tête, se pose quelques questions intelligentes (mais n'y répond pas toujours), offre une belle histoire entre un père et sa fille pas forcément voulue. A vrai dire, ça fait parfois du  bien de lire quelque chose de si ordinaire, de si semblable à ce que certains d'entre nous peuvent vivre (surtout après pas mal de temps à lire de la SFFF ou de la blanche plus violente).

Au final, Rosa Candida est un livre qui me laisse une impression étrange. Sa lenteur aurait du me déplaire et pourtant, il me semble que cela a été l'inverse. J'avoue avoir été plus enthousiaste à partir du milieu, dernier tiers du roman, au moment où Anna rejoint notre narrateur qui semble du coup à peine un peu moins passif ( à moins que cela ne soit la présence de l'enfant ?). Bref, à lire pour passer un bon moment.

vendredi 28 avril 2017

L'Héritage des Rois-Passeurs, Manon Fargetton

J'ai failli oublié de mettre mon avis sur ce roman ici. Trop de chose à faire en ce moment, et voilà que j'oublie une chose qui me semble à moi importante. Surtout que le roman est fort bon.

L'Héritage des Rois-Passeurs, Manon Fargetton

éditeur : Bragelonne
Collection : /
Année de parution : 2015
Format : AWZ

A lire si :
- Vous voulez de la fantasy en One-shot
- Vous aimez les héroïnes fortes
- Vous aimez les intrigues complexes

A ne pas lire si :
- Vous aimez quand ça prend son temps

Présentation de l'éditeur : 

La dernière héritière d'une lignée royale doit fuir notre monde et retourner dans celui de ses ancêtres pour échapper aux hommes qui veulent l'éliminer. Là-bas, une princesse rebelle rentre chez elle pour prendre ce qui lui est dû : le trône d'Ombre. Voici l'histoire de deux femmes, de deux mondes imbriqués, de deux retours simultanés qui bouleverseront une fois de plus le destin tortueux du royaume d'Ombre. Coïncidence, ou rencontre orchestrée de longue date ?

Mon avis

Je ne connaissais pas Manon Fargetton lorsque j'ai pris ce roman durant l'une des opé Bragelonne (la dernière il me semble, je ne sais plus). Juste en avais-je entendu parlé et encore. Mais la couverture est juste magnifique et la quatrième intrigante. Il ne m'en fallait pas plus pour découvrir le roman. En plus, chose appréciable, c'est un one-shot, ce qu'on trouve assez rarement au final en fantasy. Pas de série à rallonge, juste un roman et pourquoi pas ensuite des livres dans le même univers (c'est bien le cas ici, puisque Les illusions de Sav-Loar sont dans le même univers).

Le roman commence par une chasse au dragon bien fantasy. On découvre directement Ravenn l'une des héroïnes ainsi que la belle écriture de Manon Fargetton. Et puis, d'un coup, on passe dans notre monde, à notre époque avec Enora. Sur le coup, n'ayant pas relu la quatrième, je me suis demandée ce qu'il se passait. Mais tout cela est des plus normal en fait. Et je dois bien dire que même si l'idée de la jeune fille qui atterrit dans un monde fantasy n'a rien de bien original, elle est parfaitement menée tout au long du roman par l'autrice. Mais je n'en dirais pas plus pour ne pas spoiler.

J'ai aimé tant de chose dans ce livre que je ne sais par quoi commencer. L'écriture de Manon Fargetton est plaisante à lire. Les descriptions nous entraînent directement dans l'univers d'Ombre sans être ultra longue ou complexe, les scènes de batailles et d'actions sont fluides et les dialogues tout autant et ne tombe pas là comme un cheveux sur la soupe. J'aime quand tout est fluide comme ça, qu'on ne perd pas de temps avec des descriptions à rallonge (même si j'adore Tolkien, le maître en la matière). Et si l'écriture de l'autrice est fort agréable, elle met en avant les caractères des personnages, des personnages qui sont vraiment tous intéressants.

On commence avec les deux héroïnes, Ravenn et Enora. Ravenn est donc la princesse d'Ombre. Une princesse qui n'a pas hésité à partir en exil pendant sept ans et à revenir prendre son trône. J'ai adoré Ravenn, mais vraiment. Femme forte, fière, elle n'hésite pas le moins du monde à reprendre sa place même si pour cela, elle doit faire la guerre à son propre père et aux magiciens du Clos. Elle semble tellement sûre d'elle. Et, chose assez rare pour le noter, Ravenn est homosexuelle. Et cela est amenée de belle manière, sans fioriture et surtout sans bon gros cliché. A côté d'elle, on trouve Enora, descendante des Rois-Passeurs, qui a vu sa famille massacrée le jour de ses vingts ans. C'est un aussi un personnage fort, que la vengeance motive. Si elle m'a un tout petit peu moins plut que Ravenn, elle n'en reste pas moins intéressante. Au final, je trouve juste un peu dommage que Ravenn prenne un peu plus de place qu'elle dans l'histoire. Autour d'elles, des hommes surtout, mais qui ne leur volent pas la vedette. On y trouve Charly et Julian, deux frères qui vont venir au secour d'Enora et vont se retrouver embarquer en Ombre et dans les intrigues de Ravenn. Les deux frères sont en opposition niveau caractère mais complémentaires. IL y a aussi Hank, personnage des plus mystèrieux dont je ne parlerais pas plus ou encore Enoc'h, magicien qui va retourner sa veste et Luernios, prêtre d'un Dieu oublié. Côté ennemi, c'est pas mal non plus et surtout, ils ne semblent pas être juste là pour mettre des bâtons dans les roues de tout le monde. Leurs intrigues politiques ajoutent un vrai plus à l'histoire.

D'ailleurs, l'histoire, je n'en ai pas beaucoup parlé. Comme je le disais, elle part de quelque chose de pas forcément ultra original pour arriver à de la très bonne fantasy mêlant tout ce que je peux aimer dedans (en vrac, politique, complot et dragon). L’enchaînement est juste parfait et même si à un moment, j'ai quand même douté du plot de départ durant le déroulement du roman, je dois bien avouer que c'était plutôt pas mal vu au final. 

Pour conclure, j'ai donc beaucoup mais alors beaucoup aimé ce roman de fantasy, que se soit par son univers, ses personnages ou l'écriture de son autrice. Je pense que je me prendrais bientôt les Illusions de Sav-Loar, vu que j'ai adoré l'univers d'Ombre. En tout cas, je le conseille vivement à ceux qui veulent un bon one-shot fantasy.



jeudi 27 avril 2017

La Légende de Marche-Mort, David Gemmell

Je n'ai pas lu de Gemmel depuis 2015 déjà. Ca me manquait un peu. Du coup, j'ai pioché dans ma PAL numérique pour en sortir un, et c'est tombé sur la Légende de Marche-Mort. Tant pis pour mon idée de les lire dans l'ordre chronologique de parution.

La Légende de Marche-Mort, David Gemmell

Editeur : Milady
Collection : fantasy
Année de parution : 2012
Titre en VO : The Legend of Deathwalker
Année de parution en VO : 1996
Format : epub

A lire si
- Vous aimez les grandes batailles
- Vous aimez l'humour mais pas trop

A ne pas lire si :
- Vous voulez des dragons et autres créatures
- Vous voulez du grand voyage

Présentation de l'éditeur :

Le vieux guerrier se nomme Druss, mais on l'appelle Légende. Sa vie est un combat sans fin : deux bras maniant la hache au nom de l'honneur et de la justice. Pour l'ennemi nadir, il est Marche-Mort, un surnom sombre et maléfique, synonyme de destruction. A la veille de son dernier combat, le vieux guerrier raconte à une jeune recrue comment il a obtenu ce titre. Comment des années auparavant, il s'est embarqué aux côtés de l'énigmatique Talisman, un jeune guerrier nadir, dans la plus incroyable des aventures, en quête des joyaux d'Alchazzar, et comment cette épopée l'a conduit jusqu'au plus profond du royaume des morts. Lorsque Légende se lève et marche, il ne fait pas bon se dresser sur sa route...

Mon avis

En ordre de parution, la Légende de Marche-Mort est le septième roman de la série Drenaï. Chronologiquement, il se passe des années avant Legende. D'ailleurs son prologue et son épilogue prennent place durant le siège de Dross Delnoch par Ulric. C'est le point de commencement. Pour motiver les soldats, Druss va leur raconter l'une de ses aventures.

Alors qu'il a "abimé" le champion de lutte Drenaï, Druss se voit dans l'obligation de le remplacer au cours des jeux de Gulgothir. Il y fait la connaissance de Klay, son adversaire avec qui il sympathise rapidement. Malheureusement, le roi-dieu du Gulgothir est fou et son premier ministre retors. Par un concours de circonstence et pour assurer la victoire de Klay, le dit premier ministre envoie des hommes assassiné Druss. Alors que la ville se soulève de plus en plus contre le régime en place, c'est Klay qui sera mortellement touché. Un chaman nadir va révéler à Druss l’existence de pierres magique pouvant le soigner. Druss et Sieben, un ami poète, vont partir à leur recherche. C'est ainsi qu'ils croiseront la route de Talisman, jeune nadir lui aussi à la recherche des pierres pour unifier son peuple.

La Légende de Marche-Mort nous entraîne donc au tombeau d'OsikhaÏ, grand guerrier nadir, sorte de père de la nation. Il nous plonge autant dans une partie de la Légende de Druss, celle qui lui voudra le surnom de Marche-Mort que dans le passé des nadirs. Le roman introduit aussi la jeunesse d'un personnage important de la saga Drenaï et de Legende. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé le traitement du dit personnage, Talisman (mais je ne dirais pas qui il est dans Legende). Il m'a un peu rappelé Tenaka dans le Roi sur le Seuil. Enlevé par les Gothirs lorsqu'il était enfant, élevé dans l'une de leur école militaire, il est étranger pour les siens et pour les autres. C'est un thème qui revient souvent chez Gemmel et que j'apprécie beaucoup. La différence est toujours présente chez lui et traité de manière subtile. Tout comme la guerre d'ailleurs. Il s'en sert beaucoup (c'est un peu le fond de commerce de la saga d'ailleurs) mais jamais n'en fait l'apologie. Druss est un personnage guerrier, qui ne vit que pour se battre, qui s'ennuie dès qu'il est dans sa ferme. Pourtant, il pense que le métier de fermier est bien plus compliqué et que la guerre ne devrait pas forcément exister. La guerre est présente, il faut faire avec (c'est un monde médiéval comme on peut l'imaginer), mais si elle pouvait être éviter, cela serait encore mieux.

Enfin, parlons un peu de l'écriture de Gemmel, toujours aussi facile à lire, toujours aussi entraînante. J'apprécie la simplicité qu'il utilise que se soit dans les moments de calme ou ceux d'action. D'ailleurs, il est rare que j'apprécie une bataille qui se déroule sur plusieurs chapitres où le sang coule à flot. Pourtant, avec lui, ça passe sans le moindre problème. C'est violent mais jamais trop. 

Au final, j'ai encore une fois apprécié ma lecture d'un Gemmel et je me demande pourquoi j'ai attendu aussi longtemps avant de me replonger dans la saga Drenai. 

lundi 24 avril 2017

En Quête de Vengeance, Le Fou et l'Assassin, tome 3, Robin Hobb

Aussitôt acheté, presque aussitôt lu. Je ne résiste jamais à une aventure de Fitz, même si je sais qu'après, je vais devoir attendre un long moment avant d'avoir la suite.

En Quête de Vengeance, Le Fou et l'Assassin, tome 3, Robin Hobb

Editeur : J'ai lu
Collection : Fantasy
Année de parution : 2017
Titre en VO : Fitz and The Fool, book 2: Fool's Quest
Année de parution en VO : 2015
Nombre de pages : 505

A lire si :
- Vous avez lu et aimé les deux premiers cycles de l'Assassin Royal
- Vous voulez des mystères
- Vous aimez Fitz

A ne pas lire si :
- Vous avez du mal avec les héros qui s’apitoient  un peu trop sur leur sort...
- Vous voulez de grands voyages

Présentation de l'éditeur : 

FitzChevalerie et le Fou ont changé le cours de l’histoire. Puis leurs chemins se sont séparés. Le bâtard de sang royal s’est détourné de ses activités pour mener une existence paisible à Flétribois, quant à son fidèle compagnon, il n’en a plus entendu parler. Jusqu’à ce qu’il le retrouve, mutilé, au hasard d’une balade avec Abeille. Les graves problèmes de santé de son vieil ami et les intrigues à la cour font baisser la garde de Fitz alors que survient le pire : sa fille est enlevée. Le Fou, au crépuscule de sa vie, a laissé échapper des secrets qui pourraient bien conduire de pâles inconnus à user d’Abeille comme de leur prochaine arme. Mais une magie ancienne coule encore dans les veines de FitzChevalerie Loinvoyant et, bien que ses talents d’Assassin se soient amoindris avec le temps, ennemis comme amis vont apprendre qu’il reste toujours la vengeance à celui qui a tout perdu.

Mon avis

Me voilà commençant le second tome du Fou et de l'Assassin si on suit le découpage originel. Marrant comme j'arrive pas à me dire que c'est un tome 3. Pour moi, c'est le début du 2, un point c'est tout (alors oui, il fallait que je rale sur le découpage, c'est comme ça, faut s'y faire). Et donc, ce début, il vaut quoi ?

En premier lieu, petit avertissement, ça va sûrement spoiler.

Nous reprenons exactement là où nous avions laissé Fitz et Abeille, l'un à Castelcerf avec le Fou, l'autre en bien mauvaise posture à Flétribois. Sur cette première partie, Hobb semble se concentrer un peu plus sur Fitz que sur sa fille. Je ne suis pas contre cette manière de voir les choses tant j'adore Fitz mais du coup, j'ai l'impression que rien n'avance pour Abeille, alors qu'elle est tout de même au centre de l'histoire. J'aurais apprécié la suivre un peu plus. Même s'il ne se passe pas grand chose en terme d'action de son côté, elle met en évidence les Serviteurs du Blanc, dont nous avions jusque là seulement entendu parler dans l'Assassin Royal (enfin, plutôt dans the Tawny Man, la seconde partie)(celle qui se passe après les Aventuriers de la mer). Je suppose que nous la verrons un peu plus dans la seconde partie, du moins je l'espère car j'apprécie de plus en plus cette jeune demoiselle.

Côté Fitz, on n'avance pas forcément non plus durant un moment. Mais quel plaisir de revoir le Fou, de l'entendre aussi. Bon, il est bien différent de celui dont nous avions l'habitude, mais il est là. Et puis d'un coup, Devoir décide de rendre à Fitz son nom et sa fonction de prince. Et là, c'est assez étonnant. Parce que Fitz n'a jamais été prince. Jamais. Et qu'il ne veut pas vraiment l'être. Juste après, il apprend l'attaque de Flétribois et s'y rend pour découvrir le désastre. Un désastre que les habitants ne voient pas, grace à l'art ou du moins à un truc qui s'y rapproche. Et puis, on en apprend un peu plus sur Evite et Lant (et j'avais donc raison sur qui ils sont). Fitz et Umbre décide de tout faire pour récupérer les filles, mais autant le dire rien ne va être simple, mais du tout. Du coup, on retrouve le Fitz qui me donne envie de lui foutre trois claques dans la tête, celui qui passe son temps à se lamenter alors qu'il pourrait agir. Or, avec la super annonce de Devoir, il n'a pas forcément beaucoup de l'attitude pour agir comme il le voudrait, sans parler du fait qu'il est plus que possible que les Serviteurs sachent déjà ce qu'il va faire. Bref, pour le moment, notre Fitz se ronge les sangs, cherche des solutions mais n'agit pas beaucoup.

Hobb commence donc gentiment à nous faire entrer dans le vif du sujet après un premier tome (ou deux en VF donc) où elle remettait son univers en place. Et elle fait ça plutôt bien, en mettant en avant des personnages qu'on a toujours vu (je pense à Umbre) mais pas toujours bien compris. D'ailleurs, elle profite aussi pour nous en présenter d'autres risquent d'être là plus souvent, comme Cendre par exemple qui j'espère sera toujours bien présent. J'aime la façon dont elle pose le tout, sans trop perdre son lecteur, en remettant en course des personnages qu'on avait pas vu depuis longtemps (certains depuis la première partie de l'AR, d'autre depuis la seconde). Même si nous ne voyons qu'une ébauche de la suite, tout cela s'annonce plus que prometteur et j'ai hâte d'avoir toute la série.

Au final, un début de second tome vraiment sympathique, qui sans vraiment changer de ce que nous avons pu voir de Fitz et des autres personnages jusqu'à maintenant, amorce réellement une nouvelle époque, bien plus que le premier tome. Vivement la suite.