mardi 18 avril 2017

La Première Cavalière, Cavalier Vert tome 2, Kristen Britain

Me voilà de retour en Sacoridie à la suite des Cavaliers Verts. J'avais apprécié le premier tome, et j'avoue que je voulais vraiment continuer la série pour voir où Kristen Britain allait nous amener. 

La Première Cavalière, Cavalier Vert tome 2, Kristen Britain

Editeur : Bragelonne
Collection : Fantasy
Année de parution : 2012
Titre en VO : Green Rider, book 2 : First Rider's Call
Année de parution en VO : 2003
Format : AWZ

A lire si :
- Vous avez aimé le tome 1
- Vous aimez quand ça prend son temps

A ne pas lire si :
- Vous voulez de la grande chevauchée
- Vous voulez que ça aille vite.

Présentation de l'éditeur : 

Karigan G'ladheon, jeune fille éprise d'aventure, s'enfuit après avoir été exclue de son école pour avoir défié en duel le fils d'un gouverneur de province. Elle croise alors un Cavalier Vert, l'un des légendaires messagers du roi qui lui demande dans un dernier souffle de porter un message à son souverain. Sans même prendre connaissance de la missive, elle fait le serment de la remettre en mains propres, scellant ainsi son destin, car elle est soudain magiquement investie de la mission qu'elle vient d'accepter : devenir un Cavalier Vert. Dès lors, traquée par des assasins au service d'un mystérieux sorcier, Karigan ne peut compter que sur sa fidèle monture et les mystérieux pouvoirs qu'elle va découvrir...

Mon avis

Comme je le disais, j'avais bien aimé le premier tome des Cavaliers Verts. Il était donc temps d'en découvrir un peu plus, surtout qu'on devrait avoir passer l'étape initiatique (j'aime bien cette phase, je dis pas le contraire, mais parfois, je la trouve un peu lourde, surtout qu'elles finissent par toutes se ressembler en fantasy). Bref, j'ai entamé ce tome enthousiaste et je les refermais toujours enthousiaste. 

Comme pour le premier tome, le livre commence par de l'action et pas des moindres. Une grande bataille, des morts, une créature éthérique qui s'enfuit, une Karigan blessée et pas mal d'émotion. Le retour à la maison n'est pas forcément mieux. La magie s'emballe, que ce soit celle des Cavaliers ou celle dite sauvage. Alton est envoyé au mur de D'yer pour essayer de comprendre et soigner la brèche faite durant le premier tome. Pendant ce temps, Larenne Steele se trouve en prise à son pouvoir et perd la tête. Karigan, toujours blessée et Mara vont prendre son relais.

A partir de là, ça peut paraître un peu long. Il n'y a pas vraiment de grande phase d'action. Par contre, on découvre un peu plus le roi Zacharie et le travail des Cavaliers Verts lorsqu'ils ne sont pas en mission. Heureusement, les pouvoirs de la broche de Karigan changent quelque peu. Ainsi, elle va faire la connaissance de Lil Ambrioth, la toute première Cavalière et va découvrir le passé des Cavaliers. Un passé fait de bataille qui amène du coup un peu d'action dans un récit qui en semble parfois un peu trop vide. Du côté du mur, il en va de même, peu d'action, si ce n'est une scène assez courte. Mais ce tome me semble être là pour poser un peu plus les Cavaliers Verts et faire comprendre leur importance. 

Il est aussi là pour présenter celui qui va devenir l'ennemi numéro un dans la saga. Un ennemi qui pour le moment se repose sur les descendants de son peuple. Un ennemi qui a plus de mille ans et qui n'est pas content du tout. Enfin, surtout ses alliés dans ce tome. Or si lui va s'occuper du cas Alton, en lui faisant croire pas mal de chose pour qu'il ne répare pas le mur, les autres vont plutôt s'occuper de Karigan. Malheureusement, si l'ennemi est bien là, je les ai trouvé un peu moyen va-t-on dire. Un peu mou du genoux. Et c'est particulièrement dommage. 

Mais comme je le disais, l'accent semble vraiment être mis sur l'histoire des Cavaliers Verts. Si le premier tome était là pour que l'on découvre Karigan, celui-ci est une sorte de tome 1 bis pour découvrir tout le reste. Du coup, il est un peu lent mais pas du tout inintéressant. On découvre un peu plus les personnages. Et si j'aime toujours beaucoup Karigan, je me suis aussi prise d'affection pour Mara et Alton qu'on ne voyaient pas assez dans le premier tome. Dommage par contre que Larenne soit finalement si peu présente. Quant à Zacharie, il manque pour moi de subtilité (trop gentil en fait). Il est agréable de voir les personnages secondaires un peu mieux traité que dans le premier tome. Par contre, comme précédemment, les antagonistes sont peu traités et manquent cruellement de nuance, si ce n'est la sentience (le grand méchant donc). 

Malgré la lenteur (finalement appréciable au vu de tout ce que semble mettre en place ce tome) et le fait que je le trouve très tome 1 bis, j'ai pris plaisir à lire ce roman. L'univers me plait toujours autant, si ce n'est plus que la fin de ma lecture du premier tome, il en va de même pour les personnages, que je trouve mieux caractérisé. J'ai le tome trois dans ma PAL et je compte bien le lire sous peu (dans moins d'un an quoi...). J'espère par contre qu'il sera un peu moins lent que les deux premiers tomes et qu'on évitera la partie découverte de l'univers en encore plus approfondi. Dans tous les cas, pour le moment, la saga est parfaitement pour moi, elle reste de la fantasy classique, pas prise de tête et agréable à lire. 

jeudi 6 avril 2017

Daughters of Darkness, Les Foulards Rouges, saison 3 épisode 5, Cécile Duquenne

En Mars, les Foulards Rouges sont sortis un peu tard, juste avant la fin du mois. Un peu plus d'attente donc avant la fin, et en même temps un petit soulagement de se dire qu'elle n'arrivera pas trop tôt (oui, je n'ai pas la moindre envie de quitter les Foulards Rouges). Bref, allons-y pour ce cinquième épisode.

Daughters of Darkness, Les Foulards Rouges, saison 3 épisode 5, Cécile Duquenne

Editeur : Bragelonne
Collection : Snark
Année de parution : 2017
Format ; epub

A lire si : 
- Vous avez lu et aimé la première et la seconde saisons
- Vous voulez une série qui mélange les genres avec bonheur

A ne pas lire si :
-... (toujours pas trouvé pourquoi il ne faudrait pas les lires, les Foulards Rouges)
- Par contre, si vous n'avez pas lu les deux premières saisons, autant éviter (tout comme de lire mes avis d'ailleurs)

Présentation de l'éditeur :

Retrouvez Lara et Renaud dans la dernière saison des Foulards rouges !

Mon avis

Je ne le dirais jamais assez, je vais grandement spoiler cette saison trois et donc ce cinquième épisode. Donc, si vous ne l'avez pas encore lu, si vous n'avez même pas commencé la saison trois, passez votre chemin. Tout de même, un petit mot pour ceux qui ne liront pas ce qu'il y aura en dessous de l’avertissement en rouge. Cet épisode est dans la lignée des autres, bien entendu. On passe de quelque chose qui semble presque calme pour aller crescendo et quel crescendo. La tension monte réellement tout le long de l'épisode, et cela quel qu'en soit le personnage point de vue. Autant le dire, la fin de la saison va être plus qu'explosive au vu de ce qu'il se passe dans ce cinquième épisode.

/!\ SPOILER (en gros et en rouge, comme ça, vous êtes prévenus !)

Et c'est parti pour la partie à spoiler. 

Donc, reprenons où nous en étions, c'est à dire alors que les Foulards Rouges ne vont pas tarder à devoir combattre. Un cargo du Parti vient de s'écraser sur Bagne et parmi ses occupants, Numéro Trois. Or, si tout semble bien huilé niveau plan avec le coupe-magie m'y en place, bien Cécile Duquenne en a décidé autrement. Et puis que serait la série si les plans ne fonctionnaient pas comme ils le devraient ? S'ensuit donc une bataille pas forcément ultra épique, mais surtout dévastatrice pour les Foulards Rouges. Ce qui devait être une surprise ne l'est pas, Lara et Renaud tombent même dans un piège, l'une réussissant tant bien que mal à s'en sortir, l'autre devenant captif. 

La première partie est presque "classique". Un plan qui ne fonctionne pas vraiment, une bataille, des morts, des blessés. Et ça fonctionne fort bien puisque le lecteur se retrouve à stresser avec les personnages, à se ronger les ongles. Cécile Duquenne a déjà prouvé qu'elle savait faire de la scène de bataille. Mais cette première partie, si elle fait monter le stress n'est pas la plus intéressante de cet épisode.

Non, le plus important, c'est bien la seconde partie. Déjà parce que Renaud est entre les mains de Numéro Trois et que franchement l'ennemie n'est pas tendre du tout. On avait eu l'occasion de voir la perfidie des Cinq à la fin de la saison deux et bien ce n'était rien face à ça. Mais vraiment. Autant dire qu'on a grandement envie d'être aux côtés de Lara pour aller détruire de la Numéro Trois. Une Lara qui d'ailleurs ne compte pas rester sur une défaite, même si elle commence grandement à douter d'en sortir vivante. Le doute était déjà présent, mais là il s'amplifie. J'aime cette Lara aux portes du désespoir et qui pourtant va de l'avant. J'aime aussi voir Lady Bang avec un visage un peu plus humain. C'est amusant, Lara se dissocie de Lady Bang alors que je trouve que justement, elles se mélangent de plus en plus. Peut-être est-ce l'effet du coupe-magie sur elle. Lara part à l'assaut de l'Hacienda et cet assaut est encore plus stressant que la bataille près du vaisseau du début du tome. Je n'en dirais pas forcément, on en reparlera surement lors de l'avis de l'épisode 6. Juste, ça finit par un cliffhanger, forcément. Et une fois encore, je le trouve moins horrible (enfin si on veut) que certains des deux premières saisons, comme si l'autrice voulait tout de même nous donner un peu d'espoir avant de nous faire à nouveau frémir d'horreur. 

Au final, c'est encore une fois un super épisode. Peut-être même celui que je préféré pour le moment de la saison trois (oui, je suis la sadique qui aime quand les personnages sont en danger et pas qu'un peu)(surement pour faire écho à Cécile Duquenne qui semble aimer les faire bien souffrir). J'attends la suite avec beaucoup d'impatience.

mardi 4 avril 2017

Baise-moi, Virginie Despentes

Cela fait déjà un long moment que je n'ai pas lu de Despentes. Le dernier était son recueil de nouvelles lu en 2015, pour dire. Un recueil qui d'ailleurs ne m'avait pas tant plu que ça. Cette fois, elle revient dans la PAL avec son tout premier roman. Ce qui veut enfin dire que je vais pouvoir m'offrir bientôt les Vernon Subutex.

Baise-moi, Virginie Despentes

Editeur : Le livre de poche
Collection : /
Année de parution : 2016 pour cette édition
Nombre de pages : 288

A lire si :
- Vous aimez le style Despentes
- Vous voulez du bien trash, bien vulgaire, bien sanglant aussi.

A ne pas lire si : 
- Vous n'aimez pas le trash, le vulgaire, le violent

Présentation de l'éditeur : 

« Elle est surprise d'être aussi vulnérable, encore capable de douleur. Au début, on croit mourir à chaque blessure. On met un point d'honneur à souffrir tout son soûl. Et puis on s habitue à endurer n'importe quoi et à survivre à tout prix. On se croit endurcie, souillée de bout en bout. L âme en acier trempé. » Nadine et Manu sont deux filles de leur époque, à une nuance près elles refusent de subir la vie, ses frustrations et ses défaites. Alors, elles forcent le destin à accomplir leur volonté, persuadées que tout ce qui ne les tuera pas les rendra plus fortes. De casses de supermarché en revanches sanglantes, elles deviennent des prédatrices insatiables et sans scrupules, parsemant leur sale balade de sentences bien brutales, syncopées et implacables.

Mon avis

Baise-moi se traîne depuis sa parution une réputation particulièrement sulfurique, réputation qui ne fut pas arrangée par le film tiré du roman, qui fut censuré en France. Premier roman de Despentes, premier succès aussi même s'il a bien failli ne jamais être publié. Et premier scandale avec le film. Mais qu'a donc ce livre pour avoir cette réputation ? 

Le premier chapitre donne le ton. On découvre Nadine, l'une des deux héroïnes du roman, en train de mater un porno puis de se prendre la tête avec sa coloc'. Ensuite, passage chez Manu, la seconde, complète saoule. Durant la première partie, nous allons apprendre à la connaitre. L'une est fan de porno, prostituée lorsqu'elle a besoin de tunes, mal dans sa peau. L'autre est une banlieusarde qui n'a plus grand chose à perdre, si ce n'est elle-même dans la violence et dans l'alcool. Et puis, ça bascule. Violée puis assistant au meurtre de la fille avec qui elle traînait à ce moment-là, Manu pète un câble. Elle va braquer son mec, lui prendre flingue et argent puis allait assassiner un flic et sa femme. Nadine, elle, va rejoindre un pote sur Paris, pote qui se fera tuer juste après son arrivée. Et c'est à ce moment qu'elles vont se rencontrer. Rien ne justifie leur amitié soudaine dans les premiers chapitres. Du moins presque rien. Elles n'ont rien en commun si ce n'est leur désillusion. Et pourtant, alors que Manu prend presque en otage Nadine pour la mener loin de cette merde, elles vont se lier d'amitié. Et toutes les deux vont semer panique et mort autour d'elle. Pourquoi ? Vengeance face aux injustices faites aux femmes, envie de le faire aussi, juste pour le plaisir, juste pour prouver qu'elles peuvent. Commence alors un road-trip sanglant pour elles deux, où elles mêleront sexe et violence jusqu'au bout.

L'écriture de Despentes est à ses débuts et elle est déjà forte de cette oralité qui a fait sa marque. de cette vulgarité aussi. Tout comme la violence. Celle de la condition de Manu et Nadine, celle de leurs gestes, de leurs relations à l'homme, à ce qui les entoure. Et les certains des thèmes qui deviendront une marque de l'autrice montre déjà le bout de leur nez. Et pourtant, Baise-moi semble plus faire parler de lui à cause des ses scènes de sexe (écrites de manière crues) et sa violence presque gratuite. Il est vrai que comme dans les autres livres de Despentes, tout cela est bien présent. Mais on en oublie cette part de féminisme qui commence à naître chez elle, on oublie la dénonciation des classes sociales, on oublie beaucoup de chose sur ce livre à cause de sa vulgarité voulue et qui va si bien à ses personnages. Après, il est vrai que j'ai lu King Kong Theory, ce que personne n'avait pu faire à l'époque puisqu'il n'avait pas été écrit. J'ai un peu de recul sur l'autrice, je "connais" un peu sa vie. Le personnage de Manu semble découler en ligne droite du viol de Despentes, celui de Nadine rappelle l'autrice lorsqu'elle-même se prostituait. 

Après, le roman a des défauts, il faut bien le dire. L'histoire va trop vite, certains passages semblent n'être là que pour combler, les personnages, même Nadine et Manu manquent parfois de profondeur, surtout les secondaires qui finalement ne sont quasi pas traiter. Parfois, ça va bien trop vite, parfois, ça va bien trop lentement pour des scènes qui n'apportent pas plus que ça à l'histoire. 

J'ai mis longtemps à lire Baise-moi. Très longtemps. Parce que j'avais peur d'y trouver tout ce que je n'aime pas forcément chez son autrice (Les Chiennes Savantes avaient été une déception pour moi). Et en fait, j'y ai trouvé beaucoup de choses qui m'ont parlé. Alors, oui, c'est surement le plus vulgaire, trash,violent,  à la limite du porno qu'elle a écrit. C'est aussi celui où on la retrouve le plus, il me semble. Et même si parfois, j'ai eu cette sensation de malaise à la lecture de certains passages (et aussi une impression de voyeurisme déjà notée dans les autres romans d'ailleurs), le livre ne m'a pas du tout laisser indifférente. Le discours féministe de Despentes est déjà là, dans ses personnages, dans ce qu'elle leur fait vivre. Si l'on dépasse le trash du livre, si on lit entre les lignes, Baise-moi est une sorte d'hommage à la femme qui combat pour être ce qu'elle veut et non pas ce que l'homme veut. 

PS : rien à voir avec le contenu, mais j'aime vraiment vraiment beaucoup cette couverture, beaucoup plus que l'originale (qui montre l'un des meurtres les plus sordides du livre d'ailleurs)

mardi 21 mars 2017

Confessions d'un Automate Mangeur d'Opium, Fabrice Colin & Mathieu Gaborit

Dernier livre lu la semaine dernière, je vois le bout du tunnel des avis en retard. Je suis restée dans le Steampunk avec ce livre qui me faisait envie depuis un petit moment et que je me suis offert lors de la dernière ou avant dernière opération de Bragelonne. 

Confessions d'un Automate Mangeur d'Opium, Fabrice Colin & Mathieu Gaborit

Editeur : Bragelonne
Collection : Le mois du Cuivre
Année de parution : 2013
Format : epub

A lire si :
- Vous voulez une histoire bien steampunk avec pour cadre le Paris de l'exposition universelle de 19889.
- Vous voulez un récit à deux voix

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les héroines trop tout
- Vous n'aimez pas les livres un peu trop comtemplatifs

Présentation de l'éditeur

Paris, 1899... L'industrie, portée par la force de l'Éther, a révolutionné le monde. Le ciel bourdonne de machines volantes, les automates sont partout qui agissent au service des hommes, hommes qui communiquent entre eux par téléchromos d'un continent à un autre. Dans cette ville moderne où s'ouvre une éblouissante Exposition Universelle, une jeune comédienne, Margo, aidée de son frère psychiatre, enquête sur la mort mystérieuse de son ex-maîtresse et d'un singulier personnage créateur de robots...
Écrites à deux mains par deux jeunes auteurs incroyablement doués, ces Confessions d'un automate mangeur d'opium sont un bonheur d'imagination et de virtuosité littéraire, à découvrir au plus vite.

Mon avis

Comme je le disais, cela faisait un moment que j'avais envie de lire Confessions (on va abréger, le titre est tout de même assez long). Il faut dire que j'apprécie les écrits de Fabrice Colin et que j'avais bien aimé la seule nouvelle lue de Mathieu Gaborit (antho Reines et Dragons des Imaginales 2012). Et puis, c'est du Steampunk français, et je sais que je vais y trouver autre chose que dans le Steampunk américain. 

L'histoire commence par un étrange prologue avant de partir sur les deux personnages principaux, Margo et son frère Théo. Et entre le dit prologue et le début du roman, on se pose quand même beaucoup la question du lien entre les deux. C'est quelque chose que j'aime bien, mais qui brouille quand même bien les pistes. Parce qu'on se demande ce que vient faire une actrice et un aliéniste à Paris avoir avoir rencontré un soldat dans un port. Mais revenons à Margo et Théo qui vont occuper alternativement le devant la scène et à leur propre histoire.

Alors qu'elle triomphe dans le rôle de Juliette, la jeune femme va découvrir la mort de sa meilleure amie. Celle-ci s'est ou a été jeté d'un aérocab en plein vol. Aérocab qui s'est ensuite fait la malle. Margo ne veut pas croire à un suicide et en parle à son frère, qui lui penche plutôt pour cette thèse là. Mais voilà que la jeune femme va se faire quelques ennemis en se rendant chez le père de son amie. L'aventure commence alors réellement, entre kidnappings, enquête et recherches scientifiques. Parce que Margo avait bien raison, son amie a bien été assassinée. Mais ce que l'on va découvrir pourrait tout changer. Un homme a réussi à créer un automate pensant et celui-ci, fruit d'expérience pas vraiment catholique est devenu fou...

J'ai adoré l'histoire et ses rebondissements. Il faut dire que miss Margo a le chic pour s'attirer les ennuies. Et que c'est finalement l'une des rares choses que j'ai apprécié en elle. Oui, je l'avoue le personnage ne m'a pas si plu que ça. Ce n'est vraiment pas le genre de perso que j'apprécie, trop tout. Pleurnicheuse, boudeuse, râleuse, têtue... il n'y a aucune demi-mesure avec elle. Heureusement, Théo relève un peu le truc même si lui aussi n'est pas sans défaut. Peut-être son esprit scientifique aurait-il fait pencher la balance de son côté pour moi. Je trouve extrêmement dommage de ne pas avoir réussi à m'attacher plus que cela aux personnages. Et je ne parle pas des secondaires, presque inexistant à part Franz, l'aide de Théo. Surtout que certains auraient, de mon point de vue, pu être bien plus intéressants si plus exploités (Lazare ou dix-neuf par exemple). 

C'est encore plus dommage que j'ai beaucoup apprécié l'histoire en elle-même. Elle intègre des thèmes comme la quête de l'immortalité, la folie et les dangers de la technologie de manière intelligente et j'ai plutôt apprécié la manière dont les deux auteurs les traitent.Le traitement des automates, utilisés d'abord pour des taches simples puis de plus en plus développé jusqu'à devenir des être pensant m'a fait pensé à ce que l'on peut trouver en SF sur les androïdes.  De même, l'ambiance plus retro-futuriste que steampunk d'ailleurs m'a beaucoup parlé. J'ai aimé suivre Margo et Théo dans ce Paris fin 1880, que se soit sur la seine, dans les rues ou même dans l'exposition universelle bien que finalement nous ne la voyons que très peu. De plus, les descriptions, que ce soit des lieux ou des personnages sont vivantes et plutôt pleine de poésie (plus particulièrement lorsque Margo est narratrice, ce qui me ferait presque dire que Colin est derrière elle, j'ai parfois eu l'impression de me retrouver dans Arcadia). Je trouve d'ailleurs qu'il se dégage des passages de Margo une certaine mélancolie qu'on ne trouve pas avec Théo (et c'est là que je trouve dommage de ne pas avoir réussi à accrocher avec elle, j'aurais surement encore plus apprécié).

Au final, j'aurais aimé ce livre mais pas ses personnages. Du coup, si j'ai aimé l'ambiance et l'histoire, je suis restée sur ma faim à cause d'eux. Est-ce parce que finalement ces Confessions d'un Automate Mangeur d'Opium était une sorte de premier tome (il est dit dans la préface que les auteurs ont songé à un second tome, sans avoir le temps malheureusement de s'y mettre) ? Je ne saurais le dire. Il reste tout de même un bon livre steampunk/retro-futuriste que je recommande aux amateurs du genre.

lundi 20 mars 2017

La Nuit des Egrégores, une enquête de Georges Hercule Bélisaire Beauregard, tome 3, Hervé Jubert

Triste j'ai été après une journée de lecture et la fin des aventures de Beauregard. Oui, une journée. Ca faisait longtemps que je n'avais pas pu prendre une journée pour ne faire presque que lire. Autant dire qu'une fois encore, j'ai été embarqué par ses aventures.

La Nuit des Egrégores, une enquête de Georges Hercule Bélisaire Beauregard, tome 3, Hervé Jubert

/!\SPOILERS /!\

Editeur : Folio
Collection : SF
Année de parution : 2016
Nombre de pages : 297

A lire si 
- Vous voulez du Steampunk
- Vous voulez un récit plutôt exigent
- Vous voulez du mystère

A ne pas lire si :
- Vous voulez une vraie enquête
- Vous  n'avez pas aimé le premier tome

Présentation de l'éditeur : 

Le tournoi des ombres entraîne Georges Beauregard en Egypte où un canal va être inauguré, à Suez, en présence des dirigeants des plus grandes puissances. Un étrange phénomène est en effet signalé dans le désert. Se peut-il qu'une menace pèse sur l'événement, voire sur le monde ? Et tout cela pourrait-il avoir un rapport avec les tragiques incidents qui menacent la Féerie, à Paris ? Beauregard, aidé de ses compagnons, ne va pas chômer. Surtout s'il souhaite, en plus, découvrir enfin la vérité sur ses origines.

Mon avis

Attention, je vais malheureusement être obligée de divulguacher certaines choses pour parler de ce troisième et dernier tome. Donc, si vous n'avez pas lu le tome 2, Le Tournoi des Ombres, arrêtez-vous ici.

Georges Beauregard a quitté Sequana pour suivre Adah Menken à Byzance où elle tourne. Ce sont des vacances qui semblent bien mérité, loin d'Obéron III et de Titania, loin des problèmes. Mais voilà qu'il doit repartir en mission. Une dune étrange et gigantesque se dirige vers le Canal des Pharaons et menace de le recouvrir. Or, le dit canal doit être bientôt inauguré et Obéron III y a invité officiellement et officieusement aussi les grands dirigeants du monde. Mais l'ingénieur-mage va brusquement disparaitre au cours de sa mission. Pendant ce temps, à Sequana, Titania, restée seule, commence sa purge de la Féérie et elle la commence vraiment fort. Et encore pendant ce temps, Henry Jekill a rejoint Doré à Arkham pour tenter de ressusciter Jeanne. Et encore pendant ce temps, Isis, voulant prévenir Beauregard du sort des feys, se retrouve bloquée durant la Terreur. Oui, oui, ça fait beaucoup de chose. Et à lire cela le lecteur risque de se sentir perdu. Sauf que Hervé Jubert est bien meilleur conteur que moi.

Nous allons donc voyager dans le temps et l'espace pour ce dernier tome. Un tome où Beauregard laisse de la place, plus que d'habitude, à ses compagnons. Beauregard va tout de même disparaître pendant quatre mois. Du coup, l'on découvre un peu plus Albert à Sequana. Un Albert qui devient donc l'un des perso principaux après avoir joué les seconds rôles dans les deux premiers tomes. Et je dois dire que j'adore le personnage, encore plus qu'avant. Quatre mois qui vont aussi voir le retour à la vie de Jeanne dans le corps d'une Irlandaise (c'est important). Je suis plus que ravie que Jeanne soit de retour tellement j'aime le personnage. Je trouve par contre dommage que son expérience de la mort ne soit pas forcément plus mise en valeur dans son caractère ou ses manières d'agir. Elle reste tout de même ce perso super cool, une femme en avance sur son temps, à l'esprit mutin et fort. Dans le style femme forte, il y a aussi Isis, qui même si elle est moins présente dans ce tome, se révèle toujours aussi efficace pour aider ses amis. Et puis enfin, Beauregard. Beauregard qui va tenter de sauver ses amis comme il le peut, qui va tenter d'en savoir plus sur lui (et si lui ne va pas forcément y réussir, nous lecteur, oui). Ce personnage aura été un vrai coup de cœur durant les trois tomes. J'aime son caractère pas toujours facile, son amitié indéfectible et son flegme presque anglais. Et puis, il y a les "ennemis". Titania est magnifique dans sa folie. Une vraie Hitler en crinoline. Je dois dire que la voir ainsi change de la Titania très protocolaire des autres tomes. Mais en même temps, Jubert avait laissé pas mal d'indice dans ceux-ci pour comprendre à quel point elle peut être dangereuse. Obéron reste l'espèce de bouffon qu'il a toujours été face à elle. Encore plus loin d'elle. C'est le genre de personnage qui me fait mourir de rire régulièrement.

Et si je parle d'une Titania très Hitler, ce n'est pas pour rien. Jubert lui fait carrément inventer les camps de concentration et d'extermination. Ça peut paraître déplacer pour l'époque (nous sommes vers 1860 à peu près), mais en même temps ça entre parfaitement dans l'histoire de cette trilogie. Et cet anachronisme est réellement utile. Il rappelle aussi à quel point l'"étranger" est mal vu dans un monde où tout le monde devrait être pareil, ce qui vaut aussi de nos jours. D'ailleurs, cette partie de l'histoire est fort bien mené avec l'apparition du roi des Gueux ou encore celle de Puck que nous avions laissé sur le Léviathan à la fin du tome 2. Mais il n'y a pas que cela qui compte. L'inauguration du Canal des Pharaons auraient pu faire un parfait décors pour un James Bond avec tous les espions qui s'y retrouvent. Et puis, il y a Arkham, le bel hommage à Lovecraft. 

En parlant d'hommage, on retrouve pas mal de clin d'oeil à la littérature de l'imaginaire ce que j'apprécie beaucoup. Et surtout revoilà les notes de bas de page ! Alors, oui, j'avais dis qu'elles étaient un peu trop présentes dans le tome 1. Sauf qu'elles m'avaient manqué dans le 2. Alors les revoir dans ce dernier tome m'a enchantée. Je trouve que cela donne une partie de son identité à la série. Et puis, elles sont toujours aussi sympathique à lire.

Et voilà, la trilogie est finie et moi je suis triste. Triste parce que j'ai adoré les trois épisodes et que j'aurais voulu en lire plus. C'est une trilogie Steampunk vraiment géniale avec des personnages qui le sont tout autant et des thèmes actuels repris à la sauce 1800. Bref, tout ce que j'aime.

Avant qu'il ne tue, Un mystère Mackenzie White, tome 1, Blake Pierce

Encore un livre lu durant mes vacances en fort peu de temps. Un thriller cette fois, premier tome d'une série que je continuerais peut-être, à voir. 

Avant qu'il ne tue, Blake Pierce

Editeur : Amazon
Collection : /
Année de parution : 2016
Titre en VO : Before he Kills, A Mackenzie White Mystery-Book 1
Année de parution en VO : 2016
Format : AZW

A lire si : 
- Vous voulez un thriller plutôt classique
- Vous voulez une héroïne intelligente

A ne pas lire si :
- Vous voulez une traduction française béton

Présentation de l'éditeur (coupée parce que vraiment trop longue, faut quand même pas tout dire)

 Une femme est retrouvée assassinée dans un champ de maïs du Nebraska, attachée à un poteau, victime d’un tueur cinglé. Il ne faut pas longtemps à la police pour se rendre compte qu’ils ont affaire à un tueur en série et que sa folie meurtrière ne fait que commencer. 

Mon avis

Je l'avoue, j'ai pris ce livre parce qu'il était gratuit et qu'il avait de plutôt bonnes critiques sur Amazon (d'ailleurs, merci 1livregratuit.com qui agrandit régulièrement ma PAL numérique de livres parfois très bons, parfois moins, mais ça c'est le jeu). Je n'avais jamais lu l'auteure avant ça et je n'en avais jamais entendu parler non plus. Bref, une plongée dans l'inconnue, moi qui ai tendance à toujours revenir vers les mêmes auteurs.

Mackenzie White a vingt cinq ans, aime son boulot de détective dans une petite ville du Nebraska mais se retrouve enfermée dans le rôle de la jolie potiche par ses collègues de boulot. Sauf qu'elle est intelligente, pleine de ressources et aimerait bien qu'on la voit pour ce qu'elle est réellement. Alors, lorsqu'elle et son partenaire sont appelé sur une scène de crime en plein milieu des champs de mais, elle sent que cela va devenir son enquête, qu'elle va enfin pouvoir réellement faire ses preuves. Mais jusqu'où l'enquête va-t-elle la mener ? 

En elle-même, l'enquête pour retrouver le tueur en série avant qu'il ne tue une nouvelle fois est plutôt bien foutue. On suit Mackenzie sans le moindre problème, d'indice en indice de fausses pistes en vraies pistes. Petit à petit les éléments se dévoilent, presque en même temps pour la jeune femme et son lecteur. C'est appréciable de ne pas tout comprendre avant elle. Seule chose, j'ai parfois eu l'impression de me retrouver dans un épisode de Criminal Mind (esprits criminels pour les non anglophones). Heureusement que j'adore cette série et que cela ne m'a pas dérangé. En tout cas, l'enquête se lit bien, se déroule bien et est plutôt passionnante. Sauf que... 

Sauf que Blake Pierce s'attache un peu trop à vouloir faire comprendre que Mackenzie est une femme dans un monde bien macho. Je n'ai rien contre, mais alors absolument pas, les livres qui mettent en avant le féminisme. Même j'en réclame. On en trouve de plus en plus avec cette touche féministe bien présente mais pas pesante. Or là, c'est un peu trop, à tel point que ça peut déranger, même les lectrices. Oui, Mackenzie est une femme qui travaille dans un milieu macho, avec un copain macho. Oui, elle vaut mieux que ça. Mais heu, faut-il le répéter à chaque page ou presque ? N'aurait-il pas mieux valu que cela soit plus subtil, moins rendre dedans ? Pour ma part, je pense que oui. De même pour tous les sentiments de la jeune femme au final. Mackenzie, cette femme décrite à la base comme forte en finie par devenir une belle Marie-Su dès qu'elle est en présence d'un homme. Adieu le féminisme de la jeune femme... Vraiment c'est dommage, parce qu'entre le passé de la jeune femme, sa fin de relation avec son mec, l'attirance pour l'agent du FBI et l'envie d'avancer dans sa carrière, il y avait de quoi faire sans la rendre pleurnicheuse. Heureusement, il semble que parfois l'autrice se soit rendue compte de cela et remet Mackenzie au milieu de tout ça et en fait une belle héroïne. 

D'ailleurs, elle est finalement le seul personnage a être réellement bien développée. Les autres sont plus secondaires malgré quelques rôles importants. Parce que ce sont tous des hommes ? J'aurais presque tendance à le dire. Il faut dire qu'ils n'ont pas le beau rôle. Le chef semble être un bon gros macho devant les autres, incapable de dire à son agent qu'elle est géniale, son coéquipier est semble-t-il un bon gros beauf, son copain n'est pas mieux dans son genre. L'agent du FBI aurait pu être fort sympathique si l'autrice ne nous disait pas qu'il était vieux jeu. Bref, des rôles pas super mais tout de même un peu édulcoré sur la fin, heureusement.

Enfin, dernier point un peu agaçant, la traduction. D'habitude, je dis pas grand chose dessus vu que je suis pas une super pro des versions originales et que je lis direct en français. Mais je sens quand même quand il y a un problème avec. Entre le mot pour mot qui donne des phrases un peu étranges, les mots en moins, ceux qui auraient surement pu être traduit de manière bien moins lourdes, il y a bien un problème. Et je ne parle pas des quelques coquilles rencontrées du à l'epub. C'est un peu dommage quand même.

Alors au final, ça donne quoi ? Un livre sympathique à lire avec une bonne enquête et une héroïne qui aurait peut-être mérité un traitement plus subtil et une traduction meilleure. Si ce n'est ce problème, j'ai plutôt apprécié et peut-être même que je lirais le tome 2.

dimanche 19 mars 2017

En Immersion avec Bella Rush, Stéphane Desienne

Cette nouvelle a été publié à l'occasion du premier Ray's Day il me semble. En tout cas, cela fait un bon moment qu'elle traine dans ma PAL. Grace au tirage au sort par ma fille, elle est enfin sortie de la PAL. Une lecture rapide, même pas une heure, qui a été agréable.

En Immersion avec Bella Rush, Stéphane Desienne

Editeur : Stéphane Desienne
Collection : /
Année de parution : 2014
format : epub

A lire si : 
- Vous voulez une lecture rapide
- Vous voulez du suspens
- Vous voulez une fin qui surprend

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les nouvelles

Présentation de l'éditeur :

Du jour au lendemain, la vie de Craig le bucheron bascule : il devient la star d'un show télévisé auquel il n'a même pas participé. Il va plonger bien malgré lui dans l'intimité de la sublissime Bella Rush... Pour le meilleur et surtout pour le pire

Mon avis

J'adore Stéphane Desienne. J'ai toujours apprécié ce que j'ai pu lire de lui (et j'en ai lu pas mal), et cette nouvelle est aussi sympathique que le reste de sa production. Il nous entraine cette fois dans un monde un peu futuriste mais pas trop. Une époque proche de la notre où les avancés technologiques ne sont pas énormes par rapport à nous mais tout de même. Par contre, les réseaux sociaux et émissions de télé-réalité ont pris leur essor. A tel point que la vie des stars et des moins stars est surveillée par tout le monde. 

C'est dans cet univers que Bella Rush, chanteuse diva, star du moment, décide de faire sa propre émission, En immersion avec Bella Rush. Elle propose à un de ses fans de vivre durant 48 heures dans sa peau grâce à des lunettes connectés. Et c'est Craig qui gagne. Or Graig n'a pas participé, il s'est vu inscrire par sa petite soeur, fan de la star. Une situation qu'il n'apprécie pas, lui qui aime le calme. Mais personne ne refuse une invitation de miss Rush. Et le voilà qui décolle pour une villa secrète afin de partager l'intimité de la femme.

Sauf que, faut pas rêver, Desienne ne va pas lui offrir des vacances tranquille à mater le décolleté de la star. Bella Rush semble tout avoir de la star qui se fait grave chier et qui s'amuse avec un rien, surtout avec les autres. Voilà le gentil bucheron sur une île quasiment déserte. Une île au mille danger où il va devoir réussir à rester en vie durant 48 heures, observé et parfois guidé par la psychopathe. Autant le dire, le pauvre n'a pas beaucoup de chance. Le pire étant que tout le monde pense qu'il s'amuse comme un fou avec Bella Rush. 

Dans cette nouvelle, Desienne critique donc la télé-réalité (cela se sent surtout sur la fin, une fin à laquelle je ne m'attendais pas du tout), mais aussi ce besoin qu'on certain d'approcher les étoiles du star-system. On y retrouve aussi une critique des réseaux sociaux sur lesquels on met nous vit en image, parfois racontant la vérité, parfois embellissement celle-ci (oui, moi aussi, ça m'arrive). C'est bien fait et on en redemande forcément. Il faut dire que malgré le fait que cela ne soit qu'une nouvelle, on s'attache vite aux personnages et à leur aventure. J'ai eu du mal à décrocher durant la petite heure qu'à durer la lecture. 

Au final, c'est une nouvelle vachement sympathique, qui fait un peu frissonner son lecteur et surtout qui finira par le faire sourire (cette fin quoi). Stéphane Desienne réussit une nouvelle fois son coup avec moi.