lundi 16 janvier 2017

Les Ombres de Wielstadt, Cycle de Wielstadt, tome 1, Pierre Pevel

Je n'ai pas lu de Pevel depuis un moment (juin). Ça me manquait. En fait, je crois que ce qui me manquait surtout c'était l'ambiance cape et épée après avoir fini le Vicomte de Bragelonne. Et comme j'ai quelques Pevel dans ma PAL, autant en profiter. Et surtout, autant lire ma PAL Pevel avant de me faire la relecture des Lames du Cardinal dont j'ai acquis pour Noel la superbe intégrale des 10 ans (et qu'il faut que je relise avant de me lancer dans la suite qui n'en est pas une).

Les Ombres de Wielstadt, Cycle de Wielstadt, tome 1, Pierre Pevel

Editeur : Bragelonne
Collection : fantastique
Année de parution : 2013 pour le numérique
Format : AZW

A lire si :
- Vous voulez une aventure mêlant histoire et fantastique
- Vous voulez un héro un peu mystérieux
- Vous voulez des rebondissements

A ne pas lire si :
- Vous voulez du pur cape et épée
- Vous aimez tout comprendre d'un coup

Présentation de l'éditeur : 

Hiver 1620. Une guerre qui va durer trente ans ravage le Saint-Empire romain germanique. Mais le chevalier Krantz, aprés une mission au service des Templiers est de retour dans la cité de Wielstadt, protégée par un mystérieux dragon volant qui, depuis quelque temps, ne suffit plus à la tâche. Les catholiques se méfient des protestants, lesquels se méfient des juifs, qui se méfient de tout le monde. La nuit, les ombres se multiplient : des goules pillent et assassinent, répandant la terreur dans la ville. Contre ces créatures du Mal, Krantz mène un chasse frénétique, riche de sa seule rapière, de la magie cabalistique et de quelques alliés de marque : la cour des miracles, les centaures, les faunes et surtout la minuscule fée Chandelle. Krantz est un croisé, un exorciste en armes ; il aura fort à faire avec les ordres militaires, les sociétés secrètes (la Sainte Vehme !) et plus simplement les traîtres de tout poil qui complotent contre son monde et ne songent qu'à d'obscures vengeances. Wielstadt, c'est le croisement improbable de Disneyland et du château du comte Dracula. Pour tout dire, un classique de la génération de Tim Burton

Mon avis

Ah, cette quatrième de couverture. Elle donne envie quand même, surtout avec la mention de Tim Burton dedans. Bon, du Burton, je l'avoue, je n'en ai pas beaucoup vu. L'ambiance peut-être ? Et encore. Tout comme pour le croisement entre Disneyland et le château du comte Dracula. J'ai vu mieux que ça.

Nous sommes en 1620, durant l'hiver à Wielstadt, ville imaginaire se trouvant en Allemagne. Une allemagne qui ne s'appelle pas encore comme ça, et qui subit le début des Guerres de Bohème (je vous ai mis le lien Wiki qui explique ça bien mieux que moi). En fait, nous sommes juste après la bataille de la Montagne Blanche, qui signa une défaite pour les protestants. Voilà pour le contexte historique. Nous avons donc un Saint Empire en guerre, catholique contre protestant (en gros) et une ville, Wielstadt qui accueille les deux dans une à peu prés parfaite intelligence. Mais si les guerres de religions n'arrivent pas encore dans la ville, protégée par un Dragon attaquant toutes armées voulant s'en prendre à elle, elle n'est pas à l'abri du danger.

Si Wielstadt semble à l'abri de la guerre, elle ne l'est pas de ce qui se trame entre ses murs. L'Ombre guette, attend son heure, envoie ses monstres et autres démons. Un homme combat les séides de l'Ombre, apparemment seul. Cet homme, c'est le chevalier Kantz dont nous ne savons pas grand chose au départ, juste qu'il combat l'Ombre, que l'on pourrait voir comme les forces du Mal, du moins ce qui vient des Enfers ou des Limbes. Or le chevalier est appelé à l'aide par le Guet pour résoudre une série de crimes sanglant et bien barbare. Nous allons donc le suivre dans son enquête et plonger avec lui dans l'horreur.

Enfin, l'horreur. Si ce n'est quelques passages et descriptions un peu gore des meurtres ou des goules, il n'y pas vraiment de sang ou de chose vraiment horrifique. Même l'exorcisme du début ne l'est pas vraiment ( ou alors, je suis devenue clairement insensible à tout ça). Par contre, il n'y a pas à dire, l'ambiance dans Wielstadt, hivernale et plutôt sombre, elle, m'a beaucoup plus plus. Pevel joue beaucoup sur l'ambiance, le brouillard, le vent, la neige. Et du coup, on s'y croirait vraiment. Peut-être pour ça que la quatrième parle de Burton. Et cette ambiance colle parfaitement avec son histoire. Une histoire que j'aurais eu bien plus de mal à suivre si nous avions été en plein été.

D'ailleurs, on en parle de l'histoire ? Elle est plutôt bien foutue, tout en mystère, comme son personnage principal. Ce que j'ai apprécié, c'est que nous ayons parfois la vision des "méchants" de l'histoire sans toutefois tout y comprendre. Pevel distille ses informations au fur et à mesure, soulignant les liens de manière parfois un peu trop subtile, usant parfois d'effet de suspenses (qui servent pas à grand chose avec moi, vu qu'à chaque fois, j'ai deviné ce qu'il allait faire). Du coup, on avance souvent en aveugle, autant que Kantz, chose plutôt appréciable. Tout comme lui, on comprend vraiment à la fin ce qu'il se passe réellement. Certaines révélations semblent parfois arriver comme un cheveux sur la soupe alors que pas du tout, on aurait pu le voir venir depuis un moment (et on le voit venir si on fait attention aux détails). Chose appréciable aussi, la partie fantastique de l'histoire. On pense bien sûr au dragon au dessus de la ville, mais celui-ci semble pour le moment n'être qu'un "figurant". Non, c'est tout le folklore qui est fantastique. Ainsi Kantz va recueillir une fée demoiselle (qui m'a bien fait rire souvent), des faunes, des goules (moins drôle d'un coup, n'est-ce pas) et j'en passe. J'aime cette incursion du fantastique dans ce qui aurait du être le réel. Surtout quand cela semble aussi naturel (un peu comme dans le Paris des Merveilles quoi)

Au final, ce premier tome, qui est vraiment un tome d'introduction (on découvre un certain paquet de personnages qui, je l'espère, seront-là par la suite pour certain), est vraiment sympathique. J'ai adoré le mélange historique-fantastique, toujours bien mené et parfaitement intégré. L'histoire est bien menée, avec une ambiance assez sombre comme je peux les aimer et quelques touches d'humour bien placé (Chandelle et sa mémorable cuite...). Les personnages, même si on se focalise un peu trop sur Kantz (en même temps, c'est le perso principal), ont l'air intéressant pour la plupart, bien que j'aurais voulu en voir certain un peu plus. Au final, je vais donc continuer la série parce que je suis sûre qu'elle est fort bien (pis, c'est Pevel, quoi)

mardi 10 janvier 2017

La Fin du Monde, Fabrice Colin

Comme à chaque début d'année, j'essaie d'éliminer quelques vieux livres de la PAL. Il faut bien commencer par quelque chose et autant que je commence l'année avec les vieilleries. Celle-ci est resté longtemps dans ma PAL pour une raison très bête, j'ai su que c'était une première partie et que la suite n'allait surement jamais être publiée environ deux jours après l'avoir acheté. Bref, ça m'a un peu coupé dans l'envie de découvrir ce roman-là. Mais faut bien qu'il sorte de la PAL tout de même, alors, c'est parti.

La Fin du Monde, Fabrice Colin

Editeur : Le livre de poche
Collection : /
Année de parution : 2013
Nombre de pages : 216

A lire si :
- Vous voulez un roman jeunesse plutôt dur
- Vous voulez de pré-apocalypse et de l'apocalypse aussi

A ne pas lire si :
- Vous n'aimez pas les romans choraux
- Vous voulez la suite...

Présentation de l'éditeur :

Lorsque la première bombe atomique explose au-dessus de San Francisco, Jim Thompson veut croire qu'un avenir existe encore. Hélas! Aux quatre coins du globe, une guerre nucléaire totale se propage. L'un après l'autre, tous les pays sont rayés de la carte : le pire des scénarios est devenu réalité. Chine, Egypte, France, Etats-Unis... Séparés par des milliers de kilomètres, quatre adolescents aux destins mystérieusement liés s'efforcent d'échapper à l'inéluctable et de rallier une base secrète du Groenland. Mais peut-on survivre à la fin du monde?

Mon avis

Lorsque j'ai acheté ce roman, je ne savais pas du tout qu'il aurait pu y avoir une suite. D'ailleurs, il y a une suite, juste qu'elle n'est pas éditée et qu'elle ne le sera peut-être pas. La raison est simple, Mango Jeunesse a changé sa ligne éditorial entre la publication de La Fin du Monde et la fin de l'écriture d'Après. Du moins, ce sont les infos que j'ai réussi à récupérer ici ou là. Mais ces informations là avaient suffit à me refroidir quant à ma lecture. Justement parce que je ne savais pas comment finirait le roman ni même si un jour on aura la suite. Et rester sur ma fin est une chose que j'apprécie guère.Et puis, finalement, j'ai lu La Fin du Monde. Parce que je n'aime pas voir traîner des livres trop longtemps (tout est relatif hein) dans ma PAL. Et l'histoire m'a entraînée.

Nous sommes à la vielle d'une attaque nucléaire mondiale. La plupart des pays semblent être en guère, occident contre orient, bref, conflit comme nous pouvons en voir dès à présent. Mais là, tout va dégénérer. Les USA vont être attaqués à la bombe atomique, ils vont répondre et le feu va être mis au planche, détruisant quasiment toute la population mondiale, tous les animaux et toutes les plantes. Sauf que ça, peu de personne le savent. Seuls les dirigeants sont au courant, et peut-être d'autres, personnes haut-placées ou grands scientifiques... 

On ne va pas suivre les privilégiés de l'affaire, ni des militaires, ni des dirigeants. Fabrice Colin nous fait suivre quatre jeune gens d'environ 17 ans : Jim, fils d'un sénateur américain, François, français et ami de Jim, Xian, chinois dont le père a une liaison avec la mère de François et Hafsa, égyptienne ayant appartenue au groupe Al-Qaida et protégée de Thompson, le père de Jim. Chacun d'eux est relié à l'autre d'une manière ou d'une autre, chacun d'eux va vivre cette apocalypse de différente façon, mais surtout, ils vont essayer de s'en sortir par tous les moyens possibles. 

Il y a deux choses vraiment bien dans le roman. La première, c'est forcément l'histoire. Il est rare que l'on parle apocalypse nucléaire dans un roman pour la jeunesse. Fabrice Colin choisit de ne pas parler de ce qu'il a pu se passé avant entre les divers pays, nous ne savons pas qui est en guerre contre qui, qui a décidé d'appuyer sur le "bouton rouge", ni même pourquoi. Il s’intéresse plus aux conséquences à un niveau plus terre à terre, plus proche de nous. Et pour cela, il utilise quatre personnages vivant dans des endroits bien différents et surtout ayant des points de vue bien différent. C'est là que j'arrive au second point de fort bien, les personnages.

J'ai apprécié que Fabrice Colin utilise quatre personnes venant d'horizons différents et voyant le monde de différentes façons. J'ai encore plus apprécié que les personnages soient racisés et que cela n'est pas fait juste pour mettre de la couleur. J'apprécie que les cultures soient bien employées comme elles le sont ici. L'exemple le plus flagrant pour moi, c'est bien Hafsa, cette jeune femme qui a voulu commettre un attentat suicide, qui explique pourquoi des années après et qui petit à petit se remet en question sans toutefois perdre la foi en son Dieu. C'est un personnage que j'ai beaucoup apprécié parce que justement, elle garde ses convictions tout essayant d'évoluer dans un sens qui lui semble bon à elle (et pas qui semble bon à l'occidental que nous sommes). Je l'ai trouvé vraiment complexe et bien foutue comme personnage, bien plus que Jim ou François par exemple, qui m'ont semblé parfois trop être les occidentaux "de base" ou encore Xian, dont la nationalité ou la religion semble peu évidente si on lui enlève son road-trip de la Chine vers la Sibérie. D'ailleurs, le personnage de Xian est un personnage vraiment intéressant à la base, malheureusement, je le trouve un peu en dessous de ce qu'il aurait pu être (petit génie chinois qui va devoir survivre et qui va prendre en charge une petite fille de 5 ans après la mort des parents de celle-ci, bref, de quoi en faire un personnage remarquable et qui finalement tombe un peu à l'eau pour moi). 

Et puis, parce qu'il faut bien parler de choses facheuses, il y a la fin. Du moins les quelques derniers paragraphes. Si le livre pourrait presque se lire tel un one-shot, Fabrice Colin installe sa suite en nous posant des questions et en promettant d'y répondre dans Après, la suite. Une suite qui arrivera peut-être un jour ou peut-être pas. Or, il nous laisse vraiment avec pas mal de question à la fin du roman. Dont une, qui me fait me demander si la suite ne virera pas SF à aliens (ce qui serait peut-être dommage d'ailleurs, si c'était le cas). Et personnellement, ça m’ennuie vraiment, même si ce n'est pas la faute de l'auteur (pas entièrement en fait). 

Au final, le livre est vraiment interessant dans sa gestion de la crise et avec ses personnages tous bien différents que les autres. Pour un roman jeunesse je le trouve sombre à souhait et plutôt intelligent. Je déplore juste le manque de la suite et certains personnages parfois trop facile. Il n'en reste pas moins que c'est une lecture plaisante et qui fait réfléchir sur les conséquences de nos gestes. J'espère qu'un jour, la suite trouvera éditeur.


mardi 3 janvier 2017

Le Vicomte de Bragelonne, Alexandre Dumas

J'aurais mis un long moment pour lire ce roman. Vraiment long puisqu'il a été commencé en octobre. Mais d'après mon Kindle, il fallait environ 50h de lecture pour le lire. 50h. C'est long, tout de même. Je me demande d'ailleurs si ce n'est pour le moment le plus long livre que j'ai pu lire (sans compter les intégrales de séries). En papier, il fait tout de même 1710 pages (dans l'idée, les trois tomes du Seigneur des Anneaux en font moins). Bref, ce fut long, mais absolument pas laborieux.

Le Vicomte de Bragelonne, Alexandre Dumas

Editeur : Bibebool
Collection : /
Année de parution : 1847
Format : epub


A lire si :
- Vous avez aimé les Trois Mousquetaires
- Vous voulez de l'aventure

A ne pas lire si :
- Vous voulez beaucoup de personnages féminins
- Vous voulez un livre simple à lire

présentation de l'éditeur : 

Le Vicomte de Bragelonne est la dernière partie de la trilogie des Mousquetaires et fait suite aux Trois Mousquetaires et à Vingt ans après. L'histoire se passe dans sous le règne personnel de Louis XIV. Raoul, vicomte de Bragelonne et fils d'Athos, meurt à la guerre suite à la trahison de sa fiancée Louise de la Vallière devenue maîtresse du roi. De multiples intrigues se trament alors notamment au travers de la rébellion menée par les Jésuites.

Mon avis

Je me suis rendue compte que cela faisait presque une année que j'étais en compagnie des Mousquetaires du roi. J'ai commencé Les Trois Mousquetaires en Mars, après avoir reçu mon Kindle. J'ai lu les trois tomes en 2016 donc. Trois tomes qui m'ont embarqué durant des mois. 

Le Vicomte de Bragelonne clôture donc cette aventure. Nous retrouvons D'Artagnan, Athos, Porthos, Aramis, Raoul et quelques autres environ trente cinq ans après le début des trois mousquetaires, soit quinze ans après Vingt Ans après

Le roman porte mal son nom. Bien que Raoul, Vicomte de Bragelonne et fils d'Athos soit bien présent et cela sur environ la moitié des pages du roman, il n'est pas le héros de l'histoire. D'ailleurs, il faut bien le dire, nos quatre amis ne le sont pas vraiment non plus. Ce Vicomte de Bragelonne a pour héros sa majesté Louis XIV. Nous passons énormement de temps à sa cour, découvrant les intrigues de celle-ci et le voyant devenir le roi dont l'histoire gardera la trace. Tout, absolument tout, ce qu'il se passe dans le roman a un rapport avec Louis XIV.

Pour tout dire, c'est un peu dérangeant. J'étais habituée à suivre les aventures des quatre compères, je me retrouve à suivre la vie à la cour. Des batailles, des combats à l'épée, je n'en est que peu trouvé. Par contre, bienvenue les intrigues politiques, les secrets, les manigances. Ce n'est pas que cela me déplaise, loin de là, juste que sur le coup, c'est perturbant. Mais Dumas nous avait un peu préparé à cela avec Vingt Après, que je sentais déjà plus pessimiste que son prédécesseur. Le Vicomte de Bragelonne n'est pas pessimiste mais plutôt mélancolique. On y sent la fin des hommes comme nos quatre amis, de cette noblesse d'épée qui laisse la place à la noblesse de cour, celle qui intrigue mais surtout celle sur laquelle compte bien commandé le roi. Et malgré de nombreuses intrigues mettant en scène D'Artagnan ou/et ses amis, on en revient toujours à la cour de France.

Une cour où Raoul semble bien étrange par rapport aux autres. Élevé par Athos mais aussi finalement par les trois autres, il a encore à cœur l'honneur et les vertus qu'a son père. C'est un personnage que j'ai beaucoup apprécié par sa candeur, sa naïveté mais surtout par son sens de l'honneur. Il m'a beaucoup fait penser à son père à ce niveau-là. Et surement parce qu'Athos restera mon mousquetaire préféré, son fils est aussi un personnage que j'adore. Il est tellement "frais" par rapport à tous ceux qui gravitent autours de lui. Même de Guiche que j'avais plutôt apprécié dans le roman précédent m'a paru trop intriguant. 

Et que dire des mousquetaires. D'Artagnan se rend compte petit à petit que les gens de sa trempe ne sont plus vraiment présent. Porthos suit Aramis sans trop poser de question, juste heureux d'avoir un peu d'action dans une vie qu'il a voulu mais qui lui semble un peu trop morne. Athos se retire petit à petit, peut-être finalement est-il celui qui a le mieux compris ce qu'il arriverait à des gens de leur espèce. Quant à Aramis, devenu evêque de Vannes puis Général des jésuites, il est celui qui semble de premier abord réussir le mieux sa reconversion. Mais seulement de premier abord comme le montrera le roman. Car, s'il sera le seul survivant de l'aventure, il sera peut-être aussi celui qui aura le plus perdu, malgré un bon statut et quelques richesses, il ne saurait être celui qu'il a été. 

Mais à côté d'eux, il y a tous les courtisans, le roi, les reines, Madame et j'en passe. Si certains ne sont là que pour faire figuration (j'aurais voulu voir un peu plus les épicuriens par exemple), les autres sont bien présents et font le sel du roman. Il est vrai que voir le roi et La Vallière, fiancée à Raoul, tomber amoureux alors que la jeune femme devait servir de paravent aux amours du dit roi et de Madame est fort intéressant, tout comme les intrigues de Madame ou celle de Colbert. Mais il m'a manqué les duels, les beaux échanges de paroles, les railleries des mousquetaires. Il manque aussi, je trouve un vrai adversaire. Monsieur Fouquet n'en est pas un et je n'arrive pas à me dire qu'Aramis l'est (même s'il remplace Louis XIV par son frère jumeaux). 

Malgré ce petit point un peu négatif, j'ai vraiment beaucoup aimé ces dernières aventures. Je trouve que ce Vicomte de Bragelonne clôt parfaitement l'aventure entière. J'ai même versé ma petite larme (mais la fin quoi... J'avais beau savoir que ça finirait par quelques morts, je n'ai pu m'empêcher d'être triste)(celle de Porthos, je crois, fut l'une des plus émouvantes pour moi). Alexandre Dumas a su faire vivre ses personnages sur pas moins de trente cinq ans, les rendant toujours plus vrais. 

Avant de conclure cet avis, parlons d'ailleurs de tout le cycle. Dumas était un auteur génial qui n'aurait rien à envier à nos scénaristes de maintenant. Ses trois feuilletons-là sont justes géniaux par leur modernité (je rappelle qu'ils ont tout de même presque deux siècles), par la manière dont les intrigues s'imbriquent les unes ou autres, par le traitement des personnages et celui de leur époque. Je me sens à présent bien seule maintenant que j'ai refermé ce dernier roman. D'Artagnan et ses amis vont me manquer. 

Bref, vous l'aurez compris, je suis complétement sous le charme de toute la trilogie et j'ai hâte de m'y replonger dans un temps plus ou moins éloigné.

Bilan livresque 2016 et bonnes résolutions 2017

Bonjour,

Je vous souhaite à tous une bonne année 2017.

Pour bien la commencer, voici le bilan de l'année dernière et les bonnes résolutions livresques de 2017. Ce n'est pas forcément un article que j'apprécie énormément faire tant il me prend du temps mais je le trouve fort pratique pour pouvoir remettre un peu tout à plat pour l'année à venir.

Commençons par le bilan :

Bilan 2016

✔ Cette année, j'ai lu à peine 92 livres. 30 livres de moins que l'année dernières. Alors pourquoi un tel écart ? Je n'en ai pas la moindre idée. Mais du tout. Enfin si un peu quand même. Netflix et quelques séries auront eu raison de quelques soirées de lectures. Netflix, c'est le mal, il n'y pas à dire.

✔ Parmi ces 92 livres, il y aura eu 55 livres papiers et 37 en numériques. D'ailleurs, il y a eu du nouveau pour le numérique puisque Chéri m'a offert un Kindle en mars pour mon anniversaire. Le changement de format de lecture s'est fait tranquillement. Et je dois avouer que je préfère vraiment lire sur le Kindle que sur l'Ipad. Le rétroéclairage me bousillait vraiment les yeux. Je n'ai pourtant pas arrêter de lire sur l'Iphone, surtout le matin avant d'aller bosser. Le kindle sort finalement rarement de la maison.

✔ Niveau auteur, j'ai beaucoup moins voyagé que l'année précédentes. 38 français, une Belge, 19 américains, 13 anglais, 3 italiens, 2 autrichiens, 2 japonais. Je reste toujours dans mes pays de prédilection.

✔ Niveau genre, on retrouve presque toujours la même chose. 23 livres fantastiques, 15 en fantasy, 18 en SF, 7 jeunesse/Young-adults, 7 historiques, 5 romances (tout de même, moi qui ai toujours un peu de mal avec ce genre-là), 13 classiques, 8 contemporains. C'est marrant, dans ma tête, il m'a semblé avoir lu plus de livres de littérature blanche que ça. Par contre, seulement une bande dessinée et 6 mangas. Ca ne fait pas vraiment beaucoup ça.

✔ Niveau série, j'ai pas vraiment fait attention, en fait. Je me suis retenue d'en commencer certaines, mais il ne me semble pas en avoir vraiment fini... J'ai un peu arrêté le compte là-dessus, trouvant que ça me déranger finalement plus qu'autre chose. Tant pis si je commence des milliers de séries en même temps. En ce qui concerne la Roue du Temps, je n'ai lu qu'un tome en 2016, il est possible que ce soit pareil en 2017. Je vous avoue que j'attends vraiment avec impatience que Bragelonne sorte enfin les derniers tomes. Malheureusement pour moi, ce ne sera pas le cas cette année encore.

✔ Pour la PAL, c'est un peu pareil. J'ai un peu moins acheté en papier cette année, je me suis fais plaisir en numérique par contre. Cette année, je devrais faire un peu pareil. J'ai oublié de compter combien de livre il pouvait y avoir dedans. J'ai même oublié d'en mettre dans la page PAL du blog. Il faut que je rattrape un peu tout ça.

✔ Je n'ai eu que neuf coup de cœur cette année. Pas beaucoup, mais finalement, avec 30 livres en moins par rapport à l'année dernière, c'est pas mal. On y retrouve le premier tome de Saving Paradise de Syven, l'IRL d'Agnès Marot, le Mémorex de Cindy Van Wilder ou encore Marina Bellezza de Silvia Avalonne (le gros coup de coeur de cette année) et Ocean Mer d'Alessandro Barrico. On retrouve aussi le début de la saison trois des Foulards Rouges dont j'ai très hâte de lire la suite.

✔ J'ai une nouvelle bibliothèque ! En réalité, elle n'est pas neuve, ni vraiment nouvelle. J'ai déménagé cet été, ayant acheté la maison de ma grand-mère. Et parmi les meubles qui y sont restés, il y a la bibliothèque en bois que mon grand-père paternel avait construite. Elle est magnifique et forme un véritable écrin pour mes bouquins. 

Les résolutions de 2017

Parce que le bilan, c'est bien, mais les résolutions c'est mieux ! Non, je plaisante. Je ne suis pas vraiment du genre à les tenir. Elles sont juste là pour donner un objectif à cette année livresque. Un objectif plutôt vague d'ailleurs.

Faire baisser la PAL. Oui, encore et toujours cette résolution-là mais il faut dire qu'elle est tout de même importante. Et surtout jamais tenue...

✔ Lire 100 bouquins sur l'année. Vu que je n'ai pas réussi cette année à pas grand chose près, cela sera peut-être le cas en 2017

 Continuez les découvertes, comme j'ai pu le faire cette année. Sans parler des auteurs, voir plus de "pays" aussi. Je me cantonne toujours aux mêmes pays et je voudrais en voir plus. Cette année, j'aimerais bien faire entrer des auteurs africains dans ma bibliothèque, ainsi que des auteurs sud-américains. Je n'en lis jamais, tant je suis habituée à certains rayons chez la libraire. Il faut que ça change. 

Lire plus de livres de différentes cultures mais avec des personnages qui ne soient pas toujours blanc et hétéro. Parce que je trouve ça important, la diversification, et qu'en plus de ça, il faut bien dire que le monde n'est pas fait de blancs hétéros. Tout le monde devrait être représentés dans les livres (et à la télé, dans les magazines, les divers médias et j'en passe). 

 Lire un peu plus de non fiction, parce que j'adore ça mais que ça passe toujours après la fiction.

✔ Continuer à faire régulièrement le tri dans les étagères, pour gagner de la place et faire plaisir à certain. Surtout que cette année, j'ai changé de bibliothèque et qu'elle est déjà remplie presque à ras-bord. 

vendredi 30 décembre 2016

Le Cirque des Rêves, Erin Morgenstern

Oui, pour finir l'année 2016, j'ai choisi une relecture. Pas si vieille que cela d'ailleurs puisque la première lecture date de l'année dernière à la même période. Et oui, je refais une chronique sur ce livre. Elle sera plus courte, cela est certain. Mais il fallait bien que j'en parle. 

Le Cirque des Rêves, Erin Morgenstern

Editeur : Pocket
Collection : /
Année de parution : 2015
Titre en Vo : The Night Circus
Année de parution en VO : 2010
Nombre des pages : 576

A lire si :
- Vous voulez une ambiance merveilleuse
- Vous aimez le cirque

A ne pas lire si :
- Vous voulez un livre qui ne parle que d'amour

Présentation de l'éditeur :

"Le cirque arrive sans crier gare. Aucune annonce ne précède sa venue, aucune affiche sur les révèrbères, aucune publicité dans les journaux. Il est simplement là, alors qu'hier il ne l'était pas."
Sous les chapiteaux rayés de noir et de blanc, c'est une expérience unique, une fête pour les sens où chaque visiteur peut se perdre avec délice dans un dédale de nuages, flâner dans un luxuriant jardin de glace, s'émerveiller et se laisser enivrer...

BIENVENUE AU CIRQUE DES RÊVES !

Derrière la fumée et les miroirs, la compétition fait rage. Deux jeunes illusionnistes, Celia et Marco, s'affrontent dans un combat magique pour lequel ils sont entraînés depuis l'enfance. Cependant ils s'aiment, et cette passion pourrait leur être fatale.

Mon avis

Le jour où je me suis plongée pour la première fois dans ce roman, j'ai su qu'entre lui et moi, il se passait quelque chose. Un peu comme le coup de foudre, cette envie de ne pas le quitter, d'y revenir aussi souvent que possible. De ne pas oublier la moindre phrase, l'ambiance, les personnages. Je savais déjà l'année dernière que j'allais le relire bien plus rapidement que les autres livres que je relis parfois. Et quoi de mieux que la période des fêtes de fin d'année pour se faire ? 

Je ne dirais pas ce que j'ai pu dire l'année dernière sur ce livre. Il est magnifique, contemplatif, poétique. C'est un livre magique qui embarque son lecteur rapidement pour ne plus le lâcher. Le Cirque des Rêves est toujours quelque part, non loin de moi. Il m'obsède toujours autant depuis l'année dernière. J'y ai pensé toute l'année, attendant de le relire, me forçant parfois à ne pas le faire. Et puis, Noël, sa féérie, et me voilà qui me replonge dans les pages du roman.

Forcément, je n'ai pas, cette découvert l'histoire. Elle était encore bien présente dans mon esprit. Non, j'avais juste envie de me replonger dans l'ambiance, de retrouver Marco et Célia, Poppet, Widget et Bailey et tous les autres personnages présents. Et effectivement, connaitre l'histoire permet de se concentrer sur le reste, les petits détails passés parfois un peu inaperçu à la première lecture. 

Ce qui forcément ressort le plus, c'est vraiment l'ambiance, que se soit au niveau de l'odorat, du goût ou de la vue. Tout est décrit presque dans le moindre détails. Les soupers de Minuits semblent réellement gargantuesque (et m'ont donné l'eau à la bouche), les pages sur les allées du Cirque font que le lecteur s'y trouve réellement. C'était quelque chose qui m'avait déjà marqué à la première lecture et qui continue à le faire à présent. Lorsque je lis ce livre, je rêve éveillée, je vois le Cirque des Rêves, je ressens le Cirque comme si je m'y trouvais pour de vrai. 

Et puis, on trouve les détails que l'on a pas vu et qui semble si évident. Des réflexions de certains personnages qui prennent un nouveau jour, des moments qui semblent détails et qui n'en sont pas vraiment. C'est une chose que j'apprécie beaucoup dans les relectures, redécouvrir l'histoire à travers les détails qu'on a pu rater ou sur lesquels on est passé trop vite. Et d'un coup, un point qui paraissait un peu obscur en première lecture ne l'est plus. D'un coup, je me rends compte que Célia et Marco sont effectivement si complémentaires dès le départ qu'ils ne pouvaient que tomber amoureux l'un de l'autre. Que Bailey depuis le départ ne pouvait être qu'un rêveur et pas des moindres. Que certains évènements ne pouvaient pas être évités mais que d'autres peut-être. 

Vous l'aurez surement compris, je suis toujours autant amoureuse de ce livre. Pour voir mon tout premier avis dessus, n'hésitez pas à cliquer sur le lien dans l'introduction. Et si vous ne l'avez pas déjà lu, je vous le conseille vraiment.

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vendredi 23 décembre 2016

Fight Like a Girl, Les Foulards Rouges, Episode 2 Saison 3, Cécile Duquenne

Que j'aime avoir deux épisodes des Foulards Rouges le même mois. Ça n'arrive pas souvent, puisque la publication est mensuelle, mais quand ça arrive, c'est cool. Bon par contre, on se rend compte après que ça veut dire un mois de moins avec les Foulards et c'est peut-être un peu moins cool ça (non, je ne veux pas que ça finisse)

Fight Like a Girl, Les Foulards Rouges, Episode 2 Saison 3, Cécile Duquenne

Editeur : Bragelonne
Colleciton : Snark
Année de parution : 2016
Format : epub

A lire si :
- Vous avez lu et aimé la première et la seconde saisons
- Vous voulez une série qui mélange les genres avec bonheur

A ne pas lire si :
-... (toujours pas trouvé pourquoi il ne faudrait pas les lires, les Foulards Rouges)
- Par contre, si vous n'avez pas lu les deux premières saisons, autant éviter (tout comme de lire mes avis d'ailleurs)

Présentation de l'éditeur :

Retrouvez Lara et Renaud dans la dernière saison des Foulards rouges !

Mon avis

J'avais vraiment très envie de faire un copier/coller du début de l'avis de l'épisode 1, mais ça craint un peu non ? A vrai dire, c'est toujours la même chose, je n'ai pas trop envie de spoiler tout le monde, mais il va bien falloir à un moment donné ou disons plutôt que je pourrais le faire sans le faire exprès. Alors, pour ceux qui ne veulent pas aller plus loin : C'est toujours aussi bien, c'est toujours aussi génial, bien écrit et plein de rebondissement. Foncez. Pour les autres ça se passe sous le gros spoiler en rouge et gras.

/!\ SPOILER (en gros et en rouge, comme ça, vous êtes prévenus !)

Et c'est parti pour un avis un peu plus long que le premier paragraphe. Nous en étions arrivés à la fin de The Cell a : Lara et Renaud n'avaient pas pu entrer dans Nouvel Eldorado et donc étaient partis cherché de l'argent. Nikki et Fraan était à l'Hacienda et Nikki lisait une lettre de Claudia, patronne des Foulards Noirs, où celle-ci lui disait pas mal de chose mais pas tout non plus. Sur Terre, certains personnages commençaient à organiser la résistance ou du moins le sauvetage de Lara et Renaud. Ça faisait déjà pas mal de chose, surtout pour un premier épisode. Et bien, comment dire, ça ne s'arrête pas là. Et moi, je ne sais pas du tout par quoi commencer !

Faisons donc au plus simple, nos deux personnages principaux. Ils occupent le premier plan et une bonne partie de l'épisode, pour mon plus grand plaisir. S'ils sont toujours dans la merde, ça à l'air d'à peine se décanter pour eux. Les voilà dans une autre ville de Bagne pour gagner de l'argent. Nous allons retrouver une Lara proche de Lady Bang, plutôt bad ass et souvent inconsciente. Une Lara que j'apprécie beaucoup justement pour les deux personnalités qu'elle est capable de montrer. J'aime cette opposition qui la définit pas mal entre la femme combative, brutale, violente et ce qu'elle est réellement, à savoir une femme presque comme les autres avec ses doutes et surtout une sensibilité à l'autre énorme. Renaud est un peu plus à "l'écart" dans cet épisode. Il est présent, mais laisse plus de place à Lara. 

A l'Hacienda, Nikki n'est pas au bout de ses surprises. Claudia va l'envoyer à la recherche du Hubb de Lara mais surtout de l'argent qu'elle et Renaud ont caché durant la saison un. Elle va partir avec Fraan dans les traces de Lara. Cécile Duquenne en profite pour étoffer un peu plus le personnage de Fraan, ce qui est fort sympathique pour le lecteur. Parce que jusque là, on la voyait plutôt juste comme l'ex de Lara et pas forcément plus. Mais Fraan n'est pas que ça et j'avoue que j'ai vraiment hâte de voir ce que ça va donner en présence de Nikki. Une Nikki que j'apprécie toujours autant d'ailleurs. Je l'aimais déjà beaucoup durant la saison deux, je pense que ça ne va que continuer durant celle-ci.

Et puis, et puis enfin, le retour de Claudia, ma blondinette préférée. Et là je ne vais rien dire de plus parce que... Ben j'ai pas envie. Il faut le lire, c'est tout. Je suis contente pour Claudia parce qu'elle est toujours là, parce que je sens que cette troisième saison va la voir devenir encore un peu plus importante, parce que c'est un personnage que j'adore. 

Ce Fight Like a Girl donne la part belle aux femmes de la série (vu le titre, qui servira de "blagounette" à un moment donné, on ne s'en étonne pas). Et j'adore ça. Il faut dire que les personnages féminins de Cécile Duquenne sont tous intéressants et surtout offrent une vision plutôt grande de ce que peut-être la femme. D'ailleurs, j'apprécie beaucoup les diverses visions. Mais les hommes ne sont pas non plus en reste. Et même s'ils sont plus rarement présent ou du moins plus rarement point de vue de l'épisode, ils sont là, aident, évoluent. 

Pour finir, ce second épisode est donc tout aussi génial que les autres (on s'en serait douté en même temps, hein). L'intrigue avance petit à petit et si on ne voit pas encore venir la fin de la saison (en même temps, nous ne sommes qu'à l'épisode deux, c'est normal), on peut déjà bien sentir les divers éléments se mettre en place. 

lundi 19 décembre 2016

The Cell, les Foulards Rouges, épisode 1, Saison 3, Cécile Duquenne

Ce mois-ci accueille le début de la dernière saison des Foulards Rouges de Cécile Duquenne. Déjà la saison trois et je n'ai pas la moindre envie de quitter ces personnages que je suis depuis maintenant deux ans et demi (le tout premier épisode était sortie en février 2014, ça remonte quand même).

The Cell, les Foulards Rouges, épisode 1, Saison 3, Cécile Duquenne

Editeur : Bragelonne
Colleciton : Snark
Année de parution : 2016
Format : epub

A lire si :
- Vous avez lu et aimé la première et la seconde saisons
- Vous voulez une série qui mélange les genres avec bonheur

A ne pas lire si :
-... (toujours pas trouvé pourquoi il ne faudrait pas les lires, les Foulards Rouges)
- Par contre, si vous n'avez pas lu les deux premières saisons, autant éviter.

Présentation de l'éditeur :

Retrouvez Lara et Renaud dans la dernière saison des Foulards rouges !
 
Mon avis

Il va être particulièrement dur de parler de ce début de saison trois sans spoiler ceux qui  n'ont pas encore lu les deux premiers saisons. En fait, je sens que ça va être compliquer pour toute la saison, vu qu'elle va répondre à pas mal de question que l'on se pose depuis le début et que bien sûr, elle mettra un point final à tout cela. Si j'étais méchante, je vous dirais juste de le lire et de voir. Que c'est toujours aussi génial, que Cécile Duquenne nous offre un début de saison génial. Mais je suis gentille. Et donc, à partir de là, et jusqu'à ce que je vous le dise, arrêtez de lire si vous n'avez pas encore lu les deux premières saisons et que vous ne voulez pas vous gâcher la surprise. Bref, je vais plus que sûrement vous spoiler.

/!\ SPOILER (en gros et en rouge, comme ça, vous êtes prévenus !)

Cécile Duquenne nous avait laissé avec une fin de saison deux explosives. L'attaque de Darwin était juste wahou et carrément anxiogène pour le lecteur (et que dire des personnages alors...). Je me demandais vraiment comment elle allait pouvoir reprendre après ça. En fait, je le savais un peu, puisqu'elle avait annoncé un retour sur une célèbre planète rouge (non pas Mars, l'autre).La question était de savoir qui allait arriver jusque là-bas et dans quel état. 

On se doute que Lara et Renaud y sont. Les revoir dans ce décors là fait du bien, même si l'un est devenu un grand pessimiste et l'autre essaie tant bien que mal de le remettre un peu sur pieds. C'est marrant le changement qu'on peut voir avec Renaud. Lui qu'on voit comme l'homme fort en premier saison, casse cette espèce de muraille et le lecteur découvre ses failles et ses faiblesses. Et autant dire qu'il en a pas mal. Autant dire que je l'adore encore plus comme ça mais que j'aimerais aussi un peu qu'il redevienne ce personnage qui semble plus fort, plus confiant. Parce qu'il pourrait et que parfois, l'auto-apitoiement, c'est pas génial. Quant à Lara, elle est toujours égale à elle-même, essayé de remonter le moral de Renaud même si le sien est pas forcément super haut. Elle reste un peu cette figure de proue qui lui permet de faire et de faire faire tant de chose. Lara est un personnage juste génial. Mais ils ne sont pas les seuls pour le moment à avoir attéri sur Bagne. Nikki aussi s'y trouve et pas en bonne posture (je ne dirais rien de plus sur l'état de Nikki pour le moment), tout comme Fraan. Les deux vont découvrir l'Hacienda et sa nouvelle propriétaire que le lecteur a déjà eu l'occasion de rencontrer dans la saison, j'ai nommé Claudia, l'Ibérique (pas notre blonde Claudia, d'ailleurs, sera-t-elle toujours présente ?). L'espagnole semble nous cacher bien des choses et j'ai hâte de voir son évolution depuis la fuite des autres sur Terre.

Mais que va-t-il donc se passer sur Bagne ? Et bien pour le moment, on ne sait pas vraiment. Parce que Cécile Duquenne ne nous donne dans ce premier épisode pas vraiment d'indication. On se doute d'une confrontation entre l'Ibérique, Lara et Renaud, que sur Terre certains vont essayer de se rendre sur la planète rouge, mais finalement rien de plus. Comme toujours, le suspens reste entier pour mon plus grand plaisir. Je commence déjà à établir quelques théories (qui s'avèreront surement trop farfelues comme d'habitude) et j'ai plus que hâte de voir pourquoi cette saison s'appelle Evoria (est-ce que les Foulards Rouges iront finalement sur cette planète ?). J'ai aussi très hâte de voir comment tout ce qu'il a pu se passer depuis la saison un va être expliquer.

J'ai tellement hâte, que j'ai déjà commencé le second épisode, vu que les deux sont sortis en même temps (d'ailleurs, celui-ci est gratuit tout comme le tout premier épisode). Et je crois que je ne suis pas au bout des surprises que réservent cette troisième saison, mais vraiment pas.

Pour finir, je suis donc ravie ravie ravie de ce premier épisode de cette dernière saison. J'ai à la fois hâte et pas du tout d'arriver à la fin. C'est que je me suis attachée moi à tous ses personnages ainsi qu'à leur aventure.